Voices of the Youth

  Mme Nakho Diallo, Sénégal

Q : Vous êtes membre du groupe des Jeunes Leaders qui participeront au Somment Mondial des Jeunes Leaders. Sommet qui aura lieu du 29 au 31 octobre au Siège des Nations Unis à New-York. Parler nous un peu du problème de la malaria dans votre pays, le Sénégal.
R : Oui, c’est une maladie qui fait beaucoup de dégâts dans notre pays. Comme je pense dans presque tous les pays de l’Afrique subsaharienne et ……des efforts en train d’être fait par nos gouvernements.

Q : Quand vous parlez des dégâts, expliquer un peu… C’est quoi exactement ?
R : Oui je veux dire que c’est une maladie qui se manifeste pendant l’hivernage et qui quand même atteint pas mal presque beaucoup de personne dans notre pays pendant l’hivernage. On peut dire qu’il y a 80 pour cent de chance que plus de la moitié de la population soit atteinte.

Q : Donc vous parliez des dégâts, vous dites que la malaria cause beaucoup de dégâts dans votre pays, j’aurai aimé que vous explicitiez un peu plus vos dires. Comment cela se passe concrètement ?
R : Il y a parfois des cas de décès, quand le malade n’est pas pris en charge rapidement quand la maladie avance et puis ça. Par exemple on a des régions très atteintes, c’est vers les régions les plus reculées du pays, où les malades ne sont pas pris en charge. Il y a les croyances quand le malade délire et autre on dit que c’est des esprits donc on ne fait pas de consultation clinique, on se tourne plutôt vers des traitements traditionnels, ce qui fait que le malade est gagné par la maladie.

Q : Vous aussi vous recourez au traitement traditionnel pour lutter contre la malaria ?
R : Non, non moi je vous avoue que moi j’ai plusieurs fois eu le malaria, y a que ces deux dernières années que je l’ai pas eu mais avant chaque année je le faisais 2 à 3 fois. Je rechutais encore.

Q : Pourquoi cela ?
R : Parce que j’étais à l’université qui est dans est une ville qui s’appelle Saint Louis de Dakar qui était reculée il y a beaucoup d’arbres . On avait souvent des moustiques donc a chaque fois au mois de juillet juste avant les examens je tombais malade, donc à chaque fois c’était des traitements, des perfusions et autres mais après ma maîtrise en 2004 et que je suis revenue à Dakar ça c’est amélioré. Et la j’ai recontacté l’université bon je ne sais pas si je peux revenir à ce sujet parce qu’ il y a mon expérience personnelle que je peux…

Q : Justement parler moi de votre expérience personnelle.
R : Après ça on c’est rendu compte que sur place il y avait beaucoup de cas de palu. Il y a même des étudiants qui ne passaient pas leurs examens de fin d’études/de fin d’année parce qu’au mois de mai /juillet l’infirmerie est inondée: il y a beaucoup de cas de paludisme. Et là on a proposé à la réunion d’hébergement de mettre des grillages aux fenêtres pour que l’on puisse aérer sans pour autant que les moustiques puisque accédés aux chambres.

Q : D’accord et chez vous à la maison comment luttez-vous ? Quels sont les moyens que vous utilisez pour lutter contre la malaria ?
R : Il y a les moustiquaires imprégnées et il y a une vaste campagne de sensibilisation la-dessus. J’utilise des moustiquaires imprégnées sur moi et puis il y a aussi des bombes que j’utilise la journée pour toutes les pièces et puis chaque chambre à une moustiquaire imprégnée.

Q : ça c’est en fait de la prévention ?
R : Oui ça c’est la prévention.

Q : Et maintenant quand vous tombez malade ou quand les membres de votre famille tombent malade qu’est ce que vous faites ?
R : En général je l’amène à l’hôpital et ça c’est systématique. C’est souvent …….des mots de têtes très intense là on donne un antalgique, du paracétamol et autres pour calmer un peu et puis on les transfert à l’hôpital. Le malade fait des analyses, …..on regarde un peu le taux de plasmodium et c’est le médecin qui va voir ce qu’il faut administrer.

Q : Mais en général quels sont les produits qui sont disponibles là-bas ?
R : Là-bas il y a l’ACT, et cette année si on parle beaucoup des ACT. C’est des comprimés qu’on donne aux malades par tranche d’âge. Mais avant c’était plutôt des perfusions, de Paluject qu’on faisait ou bien des comprimés de Fansidar.

Q : Donc vous pensez que les ACT à base de artémisinine sont plus efficaces que les produits que vous utilisiez avant ?
R : Je pense qu’ils sont plus efficaces puisque les recherches avancent et quand on nous propose ces traitements là, c’est je pense par ce qu’ils sont meilleurs que les précédents.

Q : Alors est-ce que les moustiquaires imprégnées est disponible partout au Sénégal ?
R : Je ne peux par dire partout mais quand même, ils sont pas très rares. Ils sont dans les grandes villes, dans les communautés autres mais il y a des villages qui sont très reculés et je peux vous dire avec certitude qu’ils n’ont pas accès au moustiquaires imprégnées.

Q : Mais il y a une grande ville là où vous avez étudié à Saint-Louis…
R : Oui, là ils ont des moustiquaires.

Q : Parce que quand vous étudiez là-bas vous tombiez tout le temps malade ?
R : Oui mais en ce moment là on n’avait pas de moustiquaires imprégnées à l’université et les étudiants tombaient tout le temps malade.

Q : Ces moustiquaires coûtent chères ?
R : Non pas trop chères et sont subventionnées dans les hôpitaux et les établissements publiques du pays qui sont subventionnés mais à la pharmacie quand même ils ne sont pas à la portée de tous les sénégalais mais si on va dans les hôpitaux et les centres publics on peut les avoir à des prix réduits.

Q : Et environ combien vous avez une idée ?
R : Oui environ 1000 francs CFA.

Q : Ça c’est le prix dans les pharmacies à Dakar ?
R : Non non pas les pharmacies, ça c’est le prix subventionné mais dans les pharmacies moi le mien, parce que j’ai un bébé de 3 mois, j’avais changé mon moustiquaire et là je l’avais acheté à peu près 5000 francs CFA, oui j’étais choquée car je me disais que ça c’est pas à la portée de tout le monde.

Q : On peut dire que les enfants sont aussi protégés de manières égales, en disant que les moustiquaires imprégnées sont pas seulement pour les adultes mais aussi pour les enfants.
R : Surtout pour les enfants, surtout parce qu’en général ici on a pas les moyens de se les offrir. Au moins les enfants eux ont les mets sous moustiquaires.

Q : Alors bientôt vous irez à New York et quel est le message que vous apportez au Mondial des Jeunes Leaders ?
R : Oui je demande à tous les hommes de l’Afrique toute entière et du monde entier d’essayer de mener des actions pour lutter contre le paludisme. C’est une maladie qui sévit dans notre pays et qui surtout à un impact sur l’économie parce que si on regarde les budgets pour la santé, le paludisme il consomme une grande partie.

Q : Est ce que vous avez personnellement des propositions innovatrices pour lutter contre ce fléau qui sévit sur le continent africain et aussi est ce que vous avez des choses que vous souhaiteriez qui soit débattu dans le cadre des objectifs du développement du millénaire.
R : Pour les propositions moi je penserai plutôt à ce qu’on pousse un peu la recherche vers un vaccin. Comme c’est le cas pour les autres maladies si on arrivait quand même à avoir vaccin contre le paludisme où tout le monde sera vacciné, la je pense que c’est la solution. La deuxièmes solution c’est le problème de faire passer des campagnes de sensibilisation: Comment faire pour éviter les moustiques, c’est à dire la propreté ou autre et ensuite la distribution. Pourquoi ne pas distribuer gratuitement les moustiquaires imprégnées et puis dans toutes les zones reculées. Et là je pense que tout le monde serait tranquille.

Q : Et dans le cadre des objectifs du développement du millénaire ?
R : Dans le cadre des objectifs pour le millénaire pour le développement je pense que le paludisme devrait prendre une grande place, pourquoi ne pas considérer la lutte contre le paludisme comme un objectif du millénaire en soit et pas l’inclure seulement dans les maladies. Mais par exemple9. Lutte contre le paludisme et qu’il y a des gens qui s’engagent uniquement sur cela, que la lutte soit encore plus poussée.

Q : Madame, rappelez moi votre nom et vos fonctions actuelles.
R : Nakho Diallo, je suis déléguée du Sénégal pour les Objectifs du Millénaires pour le développement.

Q : Et vous faites quelles activités en ce moment, vous travaillez quelque part ?
R : Je suis chargée de clientèle à la BRS Sénégal Banque Régional de Solidarité du Sénégal. J’ai oublié pour mon expérience personnelle . On a fait un centre sur le malaria, ici au Sénégal. On fait un CD que l’on a sorti avec mon groupe de rap pour les campagnes de sensibilisation

Q : Donc vous chantez ? Vous jouez de quel instrument de musique ?
R : Non c’est pas moi qui chante mais c’est les rappeurs, mais c’est sous notre initiative. C’est nous qui les avons contacté et nous leur avons donné notre thème et il ont fait la chanson pour nous. On est en train de faire la promotion.

Q : Quel est le titre far de ce CD ?
R : En fait c’est une chanson qu’on a créée, une seule . Une chanson qu’on a créée pour le malaria et une chanson pour les OMD.

Q : Donc 2 chansons alors, quels sont les titres ?
R : Oui 2 chansons, les OMD ……et l’autre c’est Roll Back Malaria.

Merci et a bientôt !