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Voices of the Youth
Madame Marie Tamoifo Nkom - Cameroun
Madame Marie Tamoifo Nkom, Présidente de l'Association Jeunesse Verte du Cameroun, porte parole de la Jeunesse Africaine du Cameroun, et Présidente des Jeunes Leaders de l'Afrique Centrale pour le PNUD.
Q : Madame Marie Tamoifo Nkom, vous êtes de quel pays ?
R : Je suis du Cameroun.
Q : Vous êtes membre du groupe des Jeunes Leaders, qui participera au Sommet Mondial des Jeunes Leaders qui aura lieu aux Nations Unies à New York du 29 au 31 octobre de cette année, vous y parlerez des questions liées à la lutte contre le paludisme sur le continent africain.
Quelle est la situation du paludisme dans votre pays ? Combien de gens en souffrent, et comment s'organise la lutte contre le paludisme ?
R : En termes de statistiques, je ne suis pas très renseignée, n'ayant pas pu faire de recherches, mais je sais que le paludisme atteint globalement la majeure partie de la population et plus particulièrement les personnes les plus vulnérables.
Q : Comment vous-même et votre famille luttez contre le paludisme ?
R : Je fais de la prévention, j'utilise des moustiquaires imprégnées pour les chambres, pour éviter d'être les piqûres de moustiques le soir. De temps en temps, nous prenons des médicaments contre le paludisme. Mais nous utilisons également des insecticides.
Q : Comment s'organise la lutte du point de vue de l'Etat ou des privés pour éradiquer le paludisme dans votre pays ?
R : Quelques initiatives ont été prises par l'Etat en vue de réduire cette maladie, notamment pour les femmes enceintes. Celles qui se rendent à l'hôpital se voient remettre une moustiquaire imprégnée pour elles et l'enfant. Il s'agit de l'action principale organisée par l'Etat. Une grande conférence a été organisée sur le paludisme au Cameroun, pour demander à ce que le paludisme soit pris en considération par les autorités (Il s'agit des conférences MIM et Forum V du mois de novembre 2005, NDT).
Q : En tant que porte parole de votre organisation Jeunesse Africaine au Sommet Afrique - France 2005, avez-vous, parmi vos activités des actions spécifiquement dédiées à la lutte contre le paludisme ?
R : Notre association est spécialisée l'éducation, la sensibilisation, et le nettoyage des latrines ou des rivières infectées. Dans le cadre de la Journée Mondiale de l'environnement de juin 2006, nous avons mené, en collaboration avec la Mairie, le Chef du quartier, et les jeunes une action nommée "Green Campaign" : il s'agissait du nettoyage d'une grande rivière qui longe notre quartier, un quartier vaste et très peuplé. Cette rivière était connue pour produire beaucoup de moustiques et d'anophèles femelles. Cette action, même si elle n'était pas directement focalisée sur le paludisme, a permis d'améliorer l'hygiène et la salubrité des populations, et donc, indirectement, de réduire les risques de transmission du paludisme, et aussi de sensibiliser la population locale, et tout particulièrement les jeunes, aux questions d'environnement et de salubrité.
Q : Quel sera votre message au Sommet Mondial des Jeunes Leaders des Nations Unies à New York ?
R : Nous y allons en temps que porte parole de la Jeunesse Africaine pour mettre l'accent sur les problèmes qui touchent plus particulièrement les Jeunes Africains, et notamment les problèmes de santé, d'environnement, d'émigration.
J'ai eu l'occasion d'évoquer ces sujets lors du Sommet Afrique-France, pendant lequel j'ai eu l'honneur de lire l'adresse de la Jeunesse Africaine. Lors du Sommet de New York, je vais essayer de mettre l'accent sur cette adresse lue en présence des Chefs d'Etat et de Gouvernements, pour rappeler ces priorités.
Nous allons aussi parler de nos programmes de sensibilisation et d'environnement dédiés à la jeunesse pour que les Etats et les Nations Unies puissent appuyer sur ces questions.
Si je suis interpellée sur les questions de santé, j'insisterai sur le problème du paludisme, car on parle beaucoup plus du SIDA qui est un problème prioritaire, mais on oublie qu'en Afrique, il y a une autre maladie qui tue plus que le SIDA, et c'est le paludisme. Il faut insister pour parler des problèmes que les jeunes vivent au quotidien : la santé, l'environnement.
Q : Avez-vous un message particulier, qui rentre en ligne de compte avec les Objectifs de Développement du Millénaire ?
R : Ces Objectifs doivent être concrets, précis et plus proches. En termes de promotion, il faut vraiment aller vers la santé des populations, et pas seulement sur le long terme. On devrait considérer ces Objectifs aussi à court terme, et essayer de les rendre visibles, car beaucoup de gens ne saisissent pas très bien ces questions, ils ne maîtrisent pas tous ces Objectifs. Lorsqu'on parle aux jeunes, ils ne savent pas de quoi il est question. Et pourtant, il s'agit de réduire la mortalité, de questions d'environnement, et cela touche vraiment l'Afrique. Il est important que ces Objectifs soient présents au quotidien, pour qu'ils en voient l'efficacité, et les effets sur leur vie, ce qui les aidera à mieux les comprendre.
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