Voices of the Youth

  Mr Adjé K. Crédo Tetteh, Togo

Q : Vous êtes de quel pays et quelle ville / région ?
R : Je suis un Togolais et je vis à Lomé la capitale du Togo.

Q : Veuillez décrire le type de travail que vous effectuez ?
R : Je suis journaliste de formation et de profession. Je dirige un magazine socioculturel et sportif que j’ai fondé en 1999 qui s’appelle KYRIELLE. C’est un mensuel. Je suis également le coordinateur du Réseau des Journalistes Culturels du Togo. J’ai suivi plusieurs formations en journalisme dont le journalisme d’investigation, la chronique judiciaire, le journalisme scientifique notamment axé sut les recherches et les reportages sur le paludisme en novembre 2005 à Yaoundé au Cameroun. J’ai pu ainsi participer au 4ème MIM Pan African Malaria Conference (Multilateral Initiative on Malaria) du 13 au 18 novembre 2005.
Dans mes activités associatives, je suis depuis Mai 2006, le Secrétaire Administratif de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT). La liste est longue.

Q : Quelle est la situation du paludisme dans votre pays ? Combien de gens en souffrent, et comment s’organise la lutte contre le paludisme ?
R : Le paludisme constitue le premier problème de santé publique au Togo de part son ampleur et sa gravité. Il sévit de façon endémique, donc toute l’année sur toute l ’étendue du territoire avec une recrudescence en saison des pluies. Il reste par conséquent un obstacle au développement du pays. Deux groupes cibles paient un lourd tribut au paludisme : ce sont les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. Selon une enquête réalisée en 2003 dans les 35 districts sanitaires du pays, le paludisme représente 43% des consultations, 44%des hospitalisations, et 33 % de mortalité.
Chez les enfants de moins de 5 ans, il représente 66% des hospitalisations avec une létalité de 5%. Néanmoins, il faut noter que la majorité des cas de paludisme ne sont pas pris en charge dans les formations sanitaires. Comment s’organise la lutte contre le paludisme ?
La Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII) est actuellement un des moyens les plus efficaces de prévention du paludisme. Les différents acteurs procèdent par des sensibilisations à l’utilisation des Moustiquaires Imprégnées. La lutte est enclenchée donc à tous le niveaux, de l’Etat à la population à la base en passant par les ONG. Des séances de distribution de Moustiquaires Imprégnées aux visites effectuées dans les familles ou foyers pour vérifier que les mesures de prévention sont respectées et suivies à la lettre.

Q : Comment vous-même et votre famille luttez contre le paludisme ? Quelle est votre expérience personnelle avec le paludisme-avez-vous eu le paludisme, vous-même ou votre famille ?
R : Dans ma faille, la lutte contre le paludisme passe par l’utilisation de la moustiquaire Imprégnée tout d’abord. Lorsqu’un membre de la famille souffre du paludisme, on le traite en nous référant au médecin de la famille qui lui prescrit des médicaments. En Afrique, au Togo, tout le monde a une fois fait l’expérience du paludisme. Personne n’est épargné. Cependant, il nous faut des mesures de prévention. Ce que nous prenons chaque jour que Dieu fait.

Q : Comment s’organise la lutte du point de vue de l’Etat ou des privés pour éradiquer le paludisme dans votre pays ?
R : Je le disais tantôt. Du point de vue de l’Etat, il y a des séances de sensibilisation et de distribution de moustiquaires imprégnées gratuitement. Dans le privé aussi, c’est la même stratégie de lutte, de prévention du paludisme.
Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le paludisme après le lancement de l’initiative « Faire Reculer le Paludisme » en 1998 et le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africain sur le paludisme à Abuja en Avril 2000, le Togo a bénéficié de deux (2) projets d’une durée de cinq (5) ans chacun financés par le Fonds Mondial. Il s’agit des projets :

  • Renforcement de la lutte contre le paludisme au Togo(3è Round) par la promotion des moustiquaires imprégnées d’insecticide et l’introduction du traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine chez la femme enceinte.
  • Une approche novatrice intégrée de renforcement de la lutte contre le paludisme au Togo (4è Round) pour assurer le traitement de tous les cas simples de paludisme par une association à bas d’artémisinine à tous les niveaux et potentialiser l’impact des actions de contrôle du paludisme par la distribution de masse de l’albendazole dans les 7 districts endémiques de la filariose lymphatique. L’objectif général est de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme de 50% d’ici 2011 au Togo.

Q : En tant que porte parole de votre organisation avez-vous, parmi vos activités, des actions spécifiquement dédiées à la lutte contre le paludisme ?
R : Des actions dédiées à la lutte contre le paludisme, je dirai que c’est un combat de tous les jours. J’aurais bien aimé ou voulu faire des actions de grande envergure mais avec mes moyens limités, je ne pourrais faire que ce que je fais : sensibiliser le commun des mortels à l’utilisation de moustiquaires imprégnées et à une lutte ou contribution individuelle contre le paludisme au Togo, en Afrique.

Q : Quel est votre message au sommet mondial des jeunes leaders des Nations Unies à Nex York ?
R : Mon message sur cette thématique au sommet mondial des jeunes leaders des Nations Unies à New York est ceci : contribuer tous ensemble à l’augmentation du taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide dans les ménages.

Q : Avez-vous un message particulier, qui rentre en ligne de compte avec les OMD ?
R : Contribuons ensemble à éliminer l’extrême pauvreté et la faim et surtout combattons le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies. Renforçons ainsi la sensibilisation et la mobilisation communautaire à travers les ONG et Associations.