Section IV : Le rôle du Partenariat RBM
9. Suivi et évaluation
Le suivi et l'évaluation (S&E) a été dès le début fondamental pour le travail du Partenariat RBM, à la fois dans les pays, aux niveaux national, régional et local, pour suivre et guider le travail, et en dehors des pays, pour informer la communauté internationale et celle des bailleurs de fonds sur les progrès et opportunités. Des données solides et fiables sont cruciales pour contrôler les progrès jusqu'à l'accomplissement des objectifs mondiaux, y compris les cibles du Partenariat RBM (2010 et 2015) et les Objectifs du millénaire pour le développement, spécifiques au paludisme.[34]La liste des objectifs et cibles de Roll Back Malaria est disponible sur le site web de RBM (http://www.rollbackmalaria.org/forumV/docs/gsp_en.pdf) ; l'objectif 6 se concentre sur la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies et l'une de ces cibles est de stopper le paludisme d'ici 2015 et d'avoir commencé à inverser l'incidence du paludisme et d'autres maladies majeures. Une liste complète des Objectifs du millénaire pour le développement, y compris les cibles et les indicateurs, est disponible sur la page web des NU. (http://www.un.org/millenniumgoals/).
Cliquer pour obtenir la référence
Le suivi a été défini comme la surveillance ordinaire de la performance d'un programme via la tenue de registres, le reporting régulier, les systèmes de surveillance ou enquêtes. Par opposition, l'évaluation réfère à l'examen ponctuel de l'efficacité d'un programme et de la mesure dans laquelle une intervention particulière peut être associée à un résultat particulier.[35]Guide de suivi et d'évaluation – VIH/sida, tuberculose et paludisme, 2e édition. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence Un système solide associant suivi et évaluation aidera à améliorer la performance des programmes en évaluant le degré de mise en œuvre d'un programme par rapport à la planification et le niveau d'aboutissement quant aux résultats attendus.
Le Groupe de référence pour le suivi et l'évaluation (MERG) du Partenariat RBM a été créé en 2003 afin d'apporter une expertise en matière de S&E du paludisme, aux niveaux international, régional et national.[36]Framework for Monitoring Progress and Evaluation Outcomes and Impact. Genève, Roll Back Malaria, 2000.
Cliquer pour obtenir la référence À ce jour, le MERG a prodigué des conseils sur des questions techniques concernant le suivi des activités de contrôle du paludisme. Ce travail a notamment eu pour résultat l'élaboration d'une série d'indicateurs et de méthodes standardisées de recueil de données pour assurer la cohérence et l'harmonisation des informations sur le paludisme obtenues par le biais d'importantes enquêtes nationales auprès des ménages.[37]Malaria Indicator Survey: Basic Documentation for Survey Design and Implementation. OMS, UNICEF, MEASURE DHS, MEASURE Evaluation, CDC, 2005.
Cliquer pour obtenir la référence Depuis 2000, des données sur cette série d'indicateurs ont été systématiquement collectées par le biais d'enquête par grappes à indicateurs multiples (EGIM), d'enquêtes démographiques et de santé (EDS) et d'enquête sur les indicateurs du paludisme (IEP). L'IEP a été élaborée par le MERG et ses partenaires. Son développement a informé les sections sur le paludisme des EGIM et DHS. Toutes les enquêtes sont maintenant mises en place dans la plupart des pays d'Afrique.[38]Malaria Indicator Survey: Basic Documentation for Survey Design and Implementation. OMS, UNICEF, MEASURE DHS, MEASURE Evaluation, CDC, 2005.
Cliquer pour obtenir la référence Ce recueil de données a permis une évaluation plus complète des progrès des principales interventions de contrôle du paludisme.
Le MERG a également prodigué des conseils sur des questions techniques importantes, comme le suivi de la mortalité[39]the Impact of Malaria Control Activities among African Children Under Five Years of Age: Guidance Note. Roll Back Malaria MERG, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence palustre et a aidé des partenaires dans l'élaboration d'outils et rapports importants, comme par exemple le guide de S&E du Fonds mondial[40]Guide de suivi et d'évaluation : VIH/sida, tuberculose et paludisme, 2e édition. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence ainsi que des rapports globaux sur le paludisme, comme le Rapport sur le paludisme en Afrique en 2003, le Rapport sur le paludisme dans le monde en 2005 ainsi que le rapport Malaria and Children en 2007.[41]Rapport sur le paludisme en Afrique 2003. OMS et UNICEF, 2003 (http://malaria.who.int/) ; Rapport mondial sur le paludisme 2005, Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2005 (http://www.rollbackmalaria,org/wmr2005/index.html) ; Malaria and Children: Progress in intervention coverage. New York, UNICEF, 2007 (http://www.childinfo.org/files/malaria_and_children.pdf).
Cliquer pour obtenir la référence Pour plus d'informations sur le travail du MERG ainsi que pour l'accès aux documents et rapports disponibles, consulter le site web http://www.rollbackmalaria.org/merg.html.
Tandis que les pays améliorent leurs efforts de contrôle, le MERG effectue une révision et une mise à jour constante des besoins en S&E, y compris des indicateurs et systèmes de recueil d'informations, en tenant compte de l'évolution de la transmission et de la maladie dans des conditions existantes et changeantes dans les pays de toutes les régions.
Le MERG a élaboré un cadre conceptuel pour le S&E du paludisme, en tant que guide pour "Un système S&E du paludisme". Ce cadre conceptuel constitue une base solide pour les besoins futurs en S&E mais des modifications seront probablement nécessaires lorsque les programmes évolueront vers le contrôle durable et l'élimination.
La Figure IV.4 expose brièvement le cadre conceptuel pour le S&E relatif au contrôle de la maladie et les différents niveaux de données nécessaires aux responsables de programme pour évaluer la performance du programme et, le cas échéant, effectuer des corrections à mi-parcours afin d'atteindre les objectifs prévus. Le S&E demande à la fois un système stable permettant de suivre les programmes de contrôle dans la durée et un système qui puisse être adapté lorsque de nouveaux besoins apparaissent (p. ex. suivi du contrôle durable et de l'élimination).
Figure IV.4 : Cadre du S&E concernant paludisme
Principaux défis
Malgré les efforts accomplis, d'importants problèmes subsistent quant au suivi de la situation du paludisme dans la plupart des pays endémiques et au compte-rendu des progrès vers les objectifs mondiaux. Le nouvel appel pour l'élimination du paludisme demande encore plus à ces systèmes. Cette section expose quelques lacunes notables dans le S&E du paludisme dans la plupart des pays endémiques. Par exemple, l'enregistrement à l'Etat civil et les systèmes d'information sanitaire sont souvent défaillants dans la plupart des pays et sous-estiment fortement le nombre de cas cliniques de paludisme et de décès dans la population générale. Ceci en grande partie parce que les patients souffrant de paludisme ne s'adressent pas aux structures sanitaires officielles pour se faire soigner, et que les décès dus au paludisme surviennent à domicile dans la plupart des cas. Cependant, ces systèmes sont utiles pour renseigner les programmes locaux et peuvent aider à estimer l'incidence de la maladie. De plus, il y a un besoin urgent d'augmenter le nombre de personnels de S&E qualifiés, aux niveaux national et sous national en particulier, mais également aux niveaux régional et international.
Importance du S&E pour améliorer la gestion du programme. Un système de S&E solide aidera à améliorer les performances du programme en évaluant le degré de mise en œuvre par rapport à la planification et le niveau d'aboutissement par rapport aux résultats attendus. Par conséquent, les informations sont nécessaires à différents niveaux, pour des objectifs spécifiques et différents. Les données pour le suivi mondial ou national devraient augmenter les efforts pour renforcer un bon suivi du programme pour une action locale. Dans ce contexte, les programmes de lutte antipaludique devraient être conçus de manière à développer un système de recueil de données en routine et à intervalle régulier ainsi que des études spécifiques centrées sur des questions spécifiques lorsqu'elles se posent. La nécessité de réaliser certaines études spécifiques peut être anticipée (p. ex. suivi constant de l'efficacité, la qualité et l'innocuité de l'intervention) et d'autres études seront réalisées en fonction des besoins, lorsqu'ils apparaîtront.
Renforcer le S&E et la collecte de données. Un travail considérable a été entrepris par le MERG du Partenariat RBM, les gouvernements nationaux et les partenaires afin d'améliorer les informations disponibles sur la situation du paludisme dans les pays endémiques et de renforcer les systèmes de suivi en général. Ce travail a notamment résulté en une somme de nouvelles données sur le paludisme émanant de EDS, EGIM et IEP, qui ont permis une évaluation plus complète des progrès des interventions clés de contrôle du paludisme. Les systèmes de suivi régulier et d'études spéciales ont été améliorés. Cependant, un travail plus étendu à davantage de pays et dans le temps, est nécessaire pour mieux suivre l'intensification et le contrôle durable du paludisme. Par exemple, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer les systèmes de surveillance en routine, un personnel qualifié est indispensable aux niveaux national et local ainsi que régional et international, pour recueillir les données et les analyser de manière à présenter des informations utilisables qui aideront les programmes à prendre des décisions éclairées.
Faire évoluer le système S&E de la phase d'intensification à celles du contrôle durable et de l'élimination. Alors que les programmes évoluent de l'intensification rapide vers un niveau de couverture élevé, la fréquence et le point central de recueil des données devraient également évoluer. Fort de l'expérience acquise, les partenaires RBM continueront par le biais du MERG à fournir une assistance en utilisant le site web du Partenariat RBM (http://www.rollbackmalaria.org/merg.html). De plus, le MERG s'intéressera davantage à l'élaboration d'indicateurs clés pour les zones de faible transmission.
Déterminer l'efficacité et le rapport coût-efficacité par le biais du S&E. Des études sont nécessaires pour clarifier l'efficacité et le rapport coût-efficacité des nouvelles interventions, afin d'établir leur rôle dans le paquet des interventions de contrôle du paludisme. Les systèmes standard de S&E peuvent alors être utilisés pour suivre la couverture, le bénéfice pour l'ensemble des populations à risque et les pénuries en terme de couverture.
Renforcer le financement et les ressources humaines. Environ 5 à 10% des coûts de programme (ou un budget calculé de manière plus précise d'après les informations locales) devraient être affectés au travail conséquent qu'implique le S&E. Ce financement est nécessaire pour aider au développement du programme S&E chiffré, pour le personnel de base et les coûts des enquêtes nationales et locales, le suivi de routine (y compris la formation locale et la supervision), le transport, les communications, l'administration et le reporting aux niveaux local et national. Un environnement favorable en terme de politique des ressources humaines au sein du secteur de la santé sera nécessaire pour s'assurer que les finances disponibles peuvent amener à ce qu'un personnel de qualité effectue le travail. Le lien avec d'autres programmes S&E (p. ex. santé reproductive, programme élargi de vaccination, VIH/sida) permettra de partager les coûts.
Suivre la résistance. L'émergence de la résistance aux médicaments et aux pesticides aura un impact majeur sur la capacité à maintenir des efforts de contrôle. En conséquence, le suivi de la résistance devrait être une priorité, pour identifier rapidement les endroits où certaines interventions seront inefficaces, de manière à ce que de nouvelles stratégies d'intervention puissent être mises en place là où cela sera possible.
Priorités
Alors que le cadre de base pour le S&E du paludisme est censé être robuste au moment où les pays passent de l'intensification au contrôle durable puis à l'élimination, certaines composantes auront besoin d'une attention supplémentaire et certaines autres pourraient évoluer à un rythme différent. Les sections suivantes décrivent brièvement les problèmes majeurs qui interviennent dans les phases allant de l'intensification au contrôle durable à l'élimination.
Priorités pour la phase d'intensification. Le Partenariat RBM a accordé la priorité à l'intensification des interventions en vue d'un impact réel pour tous les pays entre aujourd'hui et 2010. Par conséquent, les systèmes de S&E du paludisme devront être significativement renforcés afin de documenter l'intensification rapide et d'assurer le suivi de la mise à disposition des interventions aux niveaux local et national.
Les priorités pour les pays endémiques comprennent :
A) Développer et utiliser un programme chiffré de S&E du paludisme. Ce programme devrait s'intéresser aux besoins nationaux et locaux, spécifier les besoins en terme d'informations clés et de collecte des données, les responsabilités en terme d'analyse et de reporting et le lien avec la prise de décision. Ce travail devrait se rapprocher du cadre conceptuel pour le S&E du Partenariat RBM et des outils disponibles comme la Liste de vérifications pour le développement du programme S&E[42]Guide de suivi et d'évaluation : VIH/sida, tuberculose et paludisme, 2e édition. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence; l'Outil de renforcement du système de suivi et d'évaluation du Fonds mondial [43]Outil de renforcement des systèmes suivi et évaluation. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence, l'Outil d'évaluation de la qualité des données[44]Data Quality Assessment Tool. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2007.
Cliquer pour obtenir la référence et l'Annexe A du formulaire de proposition du Fonds mondial,[45]Formulaire de proposition de la série 8, Annexe A. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, 2006.
Cliquer pour obtenir la référence afin de résumer les buts, objectifs, indicateurs, cibles et délais du programme.
B) Pourvoir en personnel et développer leurs compétences afin de compléter le travail du S&E au sein des organisations nationales et partenaires (p. ex. ONG et groupes communautaires)
C) Effectuer des enquêtes nationales en population générale, à une fréquence suffisante pour suivre les progrès de l'intensification des interventions, l'utilisation, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que d'autres mesures pertinentes d'impact.
D) Renforcer les systèmes d'information sanitaire et d'enregistrement à l'Etat civil afin d'obtenir en temps voulu des données valides pour suivre la couverture des interventions au niveau sous national, y compris aux niveaux du district et de la communauté, ainsi que l'évolution du nombre de cas et décès dus au paludisme. Il est important que ces systèmes incorporent des données issues de prestataires de santé des secteurs public et privé.
E) Rendre compte de manière régulière et ponctuelle à toutes les parties prenantes et partager largement les informations en vue du suivi général des progrès accomplis et du plaidoyer.
F) Créer une culture du reporting et de l'évaluation de données pertinentes.
G) Assurer un suivi régulier et notifier les résistances potentielles aux médicaments et pesticides.
Les priorités pour les pays partenaires et le Partenariat RBM comprennent :
H) Aider les pays dans chacun des domaines répertoriés ci-dessus en accordant une attention particulière au renforcement des capacités aux niveaux national et local.
I) Renforcer les mécanismes internationaux pour compiler les informations pertinentes sur le paludisme fournies par les pays endémiques, y compris le suivi des progrès, les disparités dans l'intensification des interventions et d'autres indicateurs sanitaires et socio-économiques. Les partenaires devraient rapporter conjointement ces informations pour le suivi des progrès vers les objectifs mondiaux.
J) Rapport sur l'évolution du fardeau du paludisme. Bien que l'objectif à long terme soit de renforcer les systèmes de reporting régulier dans les pays endémiques, il existe un besoin urgent et immédiat de rendre compte de l'évolution du fardeau du paludisme. De telles informations sont cruciales pour l'amélioration de la gestion des programmes et le suivi les objectifs au plan mondial. À cette fin, un modèle a été développé, qui estime la mortalité spécifique au paludisme à partir des estimations de couverture et de leur efficacité connue. Ce modèle est en cours de développement sous forme d'un logiciel que les pays utiliseront. Il existe un besoin urgent de mettre en place ce logiciel et de former des PNLP à son utilisation.
K) Aider les pays au développement d'un programme S&E chiffré. Suivre la répartition des ressources et les actions et progrès des partenaires pour s'assurer que les besoins et lacunes en S&E sont pris en compte tels décrits dans ce plan.
Priorités pour les phases de contrôle durable et d'élimination. Suite à l'intensification rapide pour une couverture élevée, qui doit être réalisée en 2010, le Partenariat RBM a établi des priorités pour aider les pays à maintenir des systèmes pour une couverture d'interventions élevée et évoluer vers une élimination en 2015. Le soutien pour que le S&E suive ces phases demandera un renforcement constant des systèmes décrits ci-dessus et un travail supplémentaire visant à soutenir les besoins spécifiques liés au contrôle durable et à l'élimination. Plusieurs aspects de ce "travail additionnel" peuvent être anticipés : il devra compter de plus en plus sur les technologies disponibles de cartographie et de communication pour assurer le suivi et corriger les lacunes en terme d'interventions et d'infections et maladie ; il demandera une capacité croissante au niveau local (districts et communautés) pour des informations et des réponses.
Les priorités pour les pays endémiques comprennent :
L) Continuer à renforcer tous les systèmes comme décrit précédemment pour la phase d'intensification.
M) Établir ou renforcer les systèmes au niveau des districts et de la communauté pour suivre d'une manière optimale, et résoudre immédiatement, les défaillances locales et besoins en couverture d'interventions.
N) Renforcer les systèmes locau afin d'entreprendre une surveillance et une détection active des cas d'infection et de maladie paludique et de se connecter à des systèmes de réponse immédiate pour investiguer et prendre en compte la transmission locale.
O) Pourvoir en personnel et développer leurs compétences afin de soutenir ce travail d'amélioration au niveau local.
P) Rendre compte régulièrement à tous les acteurs. Si les systèmes de routine fournissaient en temps voulu des données fiables sur la couverture et l'impact, les estimations du fardeau du paludisme basées sur la modélisation ainsi que les fréquentes enquêtes nationales en population générale deviendraient de moins en moins nécessaires. Tandis que les pays s'approchent de près de l'objectif d'élimination, un système de suivi régulier dans les établissements de santé pour quantifier les cas pourrait également s'avérer moins indispensable. Cependant, il faudra continuer à rendre compte de manière régulière et ponctuelle à toutes les parties prenantes et partager largement les informations en vue du suivi général des progrès accomplis et du plaidoyer.
Les priorités pour les pays partenaires et le Partenariat RBM comprennent :
Q) Continuer à renforcer tous les systèmes comme décrit précédemment pour la phase d'intensification.
R) Aider les pays dans chacun des domaines répertoriés précédemment, en accordant une attention particulière au renforcement des capacités et au soutien technologique aux niveaux national et local.
S) Déplacer plus en plus les systèmes de soutien nationaux vers les sous régions pour améliorer les réponses en temps opportun aux besoins nationaux et locaux.
T) Développer des indicateurs de base pour les pays à faible incidence étant donné que la valeur des données des enquêtes va en s'amenuisant.
Implications organisationnelles
Le MERG a été chargé de fournir une assistance en matière de S&E aux pays et au Partenariat RBM. Dans un contexte de demande croissante d'informations permettant le suivi des progrès nationaux, il pourrait avoir besoin d'élargir son mandat afin d'entreprendre le travail du Partenariat RBM et d'aider les pays dans leur travail. Ce soutien consiste à aider les pays à développer des programmes nationaux de S&E chiffrés et à former des travailleurs qualifiés. Ces besoins sont susceptibles d'augmenter lors de la transition de l'intensification au contrôle durable puis à l'élimination, compte tenu du financement, personnel et renforcement des capacités nécessaires aux niveaux des districts et de la communauté.
Tableau IV.10 : Suivi et évaluation
| Référence à la priorité | Actions principales | Mises en place d'ici | Coordinateur (en gras) / Sous-coordinateursa |
| A, D, H, K | Soutenir l'élaboration de plans de S&E chiffrés par le biais d'aides régionales et nationales en utilisant MESST, la check-liste du plan de S&E, l'Annexe A du FM et d'autres outils et modèles | En cours | MERG |
| B, F, O, R, S | Examiner et répondre aux besoins en ressources humaines pour le S&E aux niveaux national, régional et mondial | A définir | Partenaires FRP (via le MERG) |
| L, M, N, Q, T | Continuer à renforcer les directives de S&E pour l'intensification et élargir le champ d'application en vue du contrôle durable et de l'élimination | A définir | MERG |
| C, E, I, J, P | Etablir et maintenir au niveau mondial et régional le suivi des progrès de lutte contre le paludisme* | En cours | UNICEF, OMS, MERG |
a) Le groupe/organisme de coordination principal dans le cadre du partenariat RBM est indiqué en caractères gras. Les contributeurs étroitement liés au partenariat RBM sont également indiqués. Les partenaires RBM ne sont pas explicitement détaillés car leur participation s'effectue par l'intermédiaire du groupe de travail.
* La décision principale que doit prendre le Partenariat RBM pour rendre effectif le "Partenariat pour le soutien du S&E" est de déterminer quels investissements (en termes de finances et de personnel) le Partenariat et les partenaires sont prêts à engager pour quels effets. A ce jour, le MERG en tant qu'organisme consultatif et technique, est un partenaire modeste en termes de dons sous forme de personnel et de déplacements pour des actions d'orientation et de supervision. Les membres du MERG ont travaillé d'arrache-pied mais ils ne constituent pas une équipe spécifique à qui l'on peut confier un plan de travail dans le cadre d'un partenariat. Les partenaires ont une soif d'information, souvent motivés par des exigences internes mais ils ne sont pas intégrés dans un système de partenariat soudé pour soutenir des systèmes d'information internes et partagés. Ainsi, les ressources (si elles existent) sont assurées par des subventions individuelles ou par l'appui de bailleurs de fonds ou encore par des systèmes nationaux au niveau des pays. Ce processus ne permet pas facilement de répondre au besoin d'une approche globale des données/système d'information qui permettent de suivre les progrès des pays et des régions, la couverture des interventions, la diminution du fardeau de la maladie, l'investissement économique et le retour sur investissement, etc.










