Section IV : Le rôle du Partenariat RBM
8. Méthodologies de communication et changement de comportement
La réalisation des objectifs du Partenariat RBM pour 2010 et 2015 demande une communication efficace entre les prestataires de service et les consommateurs des interventions antipaludiques, qu'ils s'agissent de patients et membres de leur famille ou de communautés. La communication peut être utilisée pour accroître les connaissances dans les domaines suivants :
- transmission et prévention du paludisme ;
- relation entre moustiquaire du lit et contrôle du paludisme ;
- reconnaissance des signes et symptômes, groupes de risque, sollicitation d'un traitement rapide et adhérence complète au traitement ;
- conséquences du paludisme pendant la grossesse et interventions permettant de l'éviter (MILD et si cela est approprié, TPIp) ; et
- motivation et intention d'utiliser les outils de prévention et le contrôle du paludisme.
Motiver les ménages à prévenir et traiter le paludisme demande des interventions de communication soutenues, guidées par des stratégies de communication correctement planifiées et adaptées au contexte local. Les programmes de communication comprennent les stratégies de base pour accroître la demande et l'acceptation des interventions et services antipaludiques, y compris les méthodologies d'information, éducation et communication (IEC) et de communication pour le changement de comportement (CCC)[25]Également connu sous le nom de Communication pour un changement comportemental et social (CBSC) et Communication pour le développement (C4D). . L'IEC est de manière générale définie comme une combinaison de stratégies, approches et méthodes de communication apportant des connaissances aux individus, familles, groupes, organisations et communautés, leur permettant de jouer un rôle actif dans l'obtention, la protection et le maintien de leur propre santé. La CCC inclut les composantes de base des IEC mais se concentre sur les comportements à modifier chez les individus et les groupes clés. Elle emploie une gamme étendue d'interventions allant par-delà une orientation cognitive et un transfert de connaissances. La CCC est une approche plus participative visant à engager les communautés et se concentrant plus sur les actions finales du client pour ce qui concerne l'intervention sanitaire. Tout le monde s'accorde à dire que les programmes de communication doivent associer à la fois la délivrance de messages et d'autres interventions comportementales et opportunités de dialogue, un apprentissage partagé et l'élaboration d'un consensus afin de produire des résultats.
Indépendamment de la méthodologie, tout programme de communication efficace vise à influencer le comportement des individus et communautés en terme de recherche de soins ou de délivrance de soins, en créant une demande et une utilisation soutenue des services et produits antipaludiques.[26]Document-cadre stratégique du plaidoyer mondial. Roll Back Malaria, 2005.
Cliquer pour obtenir la référence Il est important de ne pas seulement créer une demande par le biais de la communication mais aussi de se centrer sur une utilisation appropriée et croissante des services et produits antipaludiques, par exemple créer une dynamique dans les foyers pour que les femmes enceintes et les enfants dorment sous des moustiquaires. L'efficacité sur le terrain des interventions préventives est décisive pour les coûts de traitement. Augmenter l'efficacité opérationnelle des MILD et des PID de 50-60% - leur efficacité actuelle sur le terrain - à 98%, peut en théoriquement réduire l'incidence et par conséquent les coûts du traitement, de presque 50%. La modélisation d'un taux d'efficacité de 98% a montré qu'une économie globale cumulée de 960 millions de $US de 2009 à 2015 pouvait être réalisée. Il s'agit d'un argument puissant en faveur de l'investissement dans les programmes de communication et de changement de comportement (Cf. Annexe 4 : Hypothèses utilisées pour estimer le coût de la mise en œuvre dans les pays).
Il y a de nombreuses étapes à franchir dans le processus consistant à impliquer des communautés entières pour prévenir et traiter le paludisme de manière efficace. Un tel engagement demande un changement des standards normatifs. Un tel changement est plus facile à obtenir lorsque les dirigeants locaux s'impliquent activement dans la planification et la mise en œuvre du programme, en même temps que les ONG et autres organisations.
Les programmes de communication devraient créer des opportunités pour, et motiver les individus à, discuter des problèmes liés au paludisme, entre eux et avec des décideurs et prestataires de service. En plus de modifier les pratiques domestiques et les normes sociales et de mobiliser les communautés afin qu'elles participent activement à la lutte antipaludique, ces programmes peuvent également améliorer la qualité des interactions entre les clients et les prestataires, en fournissant des agents de santé présentant des qualités personnelles et la motivation pour communiquer de manière plus efficace avec les clients.[27]The Role of Communication in Malaria Control in Africa. Note d'information pour le Groupe de travail sur la Communication du Partenariat RBM. Voir la page web du Partenariat RBM pour plus d'informations.
Cliquer pour obtenir la référence Les objectifs de la communication devraient inclure une amélioration des connaissances, une intention d'agir, un sentiment que les actions se conforment aux normes sociales, un appui visible des dirigeants de la communauté et une modification de la prestation de service, afin d'accroître les opportunités, de manière à ce que les individus sollicitent les soins de façon appropriée.
Une recherche formative, une recherche précoce qui aide à déterminer dans quel contexte se trouve une communauté donnée et quelle est la meilleure manière de structurer le programme pour cette communauté, peut être la base sur laquelle bâtir des stratégies de communication efficaces. Ladite recherche peut aider les planificateurs à comprendre les opportunités sociales, culturelles et politiques de base ainsi que les problèmes auxquels le programme d'intervention est confronté. Les planificateurs de programmes de communication peuvent alors façonner la prestation du service et les messages visant à corriger les lacunes dans la connaissance, les normes perçues ou les autres barrières à l'accès et à l'utilisation des services. Afin de s'assurer que le programme n'a pas dévié du plan prévu, ils doivent soigneusement contrôler les indicateurs de processus et rendre compte des activités réalisées et des résultats. Une évaluation de l'impact des programmes de lutte antipaludique inclura à la fois les objectifs intermédiaires (connaissance, attitude, normes perçues et efficacité) et les comportements, comme l'utilisation appropriée des moustiquaires dans les foyers.
Les activités de communication devraient être intégrées dès le départ dans les plans nationaux stratégiques de santé publique, les plans d'activités concernant le paludisme et les programmes pédagogiques. L'implication de la communauté et sa participation durant la conception et mise en œuvre assureront le succès des activités. L'expérience a montré qu'en matière de promotion des soins, négliger l'implication de la communauté, à toutes les étapes de la conception et de la mise en place du programme, réduit ses chances de succès.
Principaux défis
Lorsque le travail s'effectue de manière harmonieuse, les programmes de communication aux niveaux international, national ou communautaire conduisent à de meilleures communications, susceptibles d'accroître la demande et l'utilisation de services dans les communautés et d'améliorer simultanément la prestation de service. Compte tenu de l'importance de la communication pour l'accomplissement des objectifs de 2010 et 2015 du Partenariat RBM, un financement spécifiquement dédié aux activités de communication est nécessaire aux niveaux international, national et communautaire. Les faiblesses de la structure actuelle de la communication sur le paludisme sont listées ci-dessous.
Au niveau international. Ces dernières années, la communication n'a pas reçu l'attention nécessaire au plan international en ce qui concerne l'élaboration de directives et outils appropriés pour guider les pays, ce qui a conduit à un certain nombre de problèmes comprenant :
- L'absence d'un organisme de coordination internationale tel qu'un Groupe de travail sur la communication ;
- Une insuffisance en recherche opérationnelle visant à identifier et évaluer les meilleures pratiques et documenter les leçons apprises pour les programmes IEC/CCC concernant le paludisme[28]Barker J et Payes R. Overview of Programmatic Interventions for Communication for IRS, Insecticide-treated nets, Case Management and Malaria in Pregnancy. Washington, D.C., USAID, 2008. ;
- L'absence de preuves suffisantes concernant l'efficacité de canaux particuliers, de messages spécifiques et de sujets de discussion ou de types d'approches intégrées pour les programmes spécifiques au paludisme ;
- Un manque d'utilisation consistante de données limitées pour déterminer les caractéristiques de comportement et attitudes dans les populations les plus à risque et des indicateurs de S&E visant à informer les planificateurs du succès des programmes de communication sur le paludisme.[29]PMI Communication and Social Mobilization Guidelines. Washington, D.C., PMI, 2008.
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Au niveau national. Au niveau national, il existe un certain nombre de problèmes de méthodologies de CCC. Certaines des questions transversales clés comprennent[30]The Role of Communication in Malaria Control in Africa. Note d'information pour le Groupe de travail sur la Communication du Partenariat RBM. Voir la page web du Partenariat RBM pour plus d'informations.
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- Un manque de temps, de capacités et de ressources concernant la conception et la mise en œuvre des programmes de communication, dus à une gestion défaillante des priorités.
- Un plaidoyer inefficace pour promouvoir les programmes de contrôle du paludisme en tant qu'interventions prioritaires sur les agendas des gouvernements nationaux.
- Un échec dans l'évaluation des contributions de la communication aux objectifs des programmes de lutte antipaludique.
- Des priorités divergentes et des ressources insuffisantes pour les programmes de communication.
- Un déficit de communication soutenu par de multiples canaux (écoles, lieux de travail, groupes femmes, etc.)
- Une capacité insuffisante à s'engager dans la recherche sociale nécessaire pour comprendre les dynamiques des ménages et de la communauté et guider la mise en œuvre d'interventions innovantes et adaptées au contexte (saison, lieu, disponibilité du produit antipaludique).
- Une confiance excessive dans les médias et la promotion des produits aux dépens d'une communication participative et interpersonnelle.
- Une coordination insuffisante des partenaires pour harmoniser les approches en terme de communication et intégrer les messages sur le paludisme dans les services nationaux d'enseignement en santé publique.
Au niveau de la communauté. Au niveau communautaire, les programmes nationaux ne réussissent généralement pas à surmonter un certain nombre de problèmes tels que :
- L'échec à identifier et assurer la participation des chefs politiques, religieux et traditionnels locaux qui faciliteraient la dissémination de l'information et le contrôle du paludisme au sein de la communauté.
- L'insuffisance de l'attention portée aux méthodologies participatives, notamment en ce qui concerne le développement des messages et interventions.
- L'insuffisance de la communication ciblée sur les soins à domicile et les prestataires de service.
- L'application de stratégies larges et génériques, incluant des messages et résultats comportementaux spécifiés, sans comprendre les dimensions uniques des communautés. Les populations les plus marginalisées sont souvent les plus exposées au risque et le resteront pendant que d'autres bénéficieront de programmes d'interventions.
- L'insuffisance d'idées de la part des dirigeants de la communauté et des efforts au plan local.
- Le manque d'intégration des activités de communication à d'autres programmes de soins (PEV, etc.)
Financement. L'un des problèmes majeurs du développement des interventions de communication réside dans le fait qu'elles doivent être financées de manière adaptée et sur la base d'une recherche et de données probantes existantes. Les budgets de communication doivent inclure les coûts de recherche et d'évaluation, la mobilisation de la communauté, le pré-test (messages et matériel), la formation et la supervision des cliniciens et du personnel de santé communautaire, le développement de matériel IEC (outils pour les prestataires et informations pour les ménages) et les coûts liés aux médias et à la coordination de tous ces éléments du budget. Les coûts par personne ou par foyer doivent être déterminés pour communiquer sur le paludisme, les moustiquaires, les TIP, les nouveaux traitements et motiver les individus à l'utilisation de ces moyens afin de garder leur famille en bonne santé. De plus, les budgets doivent inclure les coûts pour toucher chaque foyer, avec de multiples messages et au travers de multiples canaux, maintenus tout au long du projet.
Priorités
Pour le Partenariat RBM, les priorités en matière de communication varient en fonction de la phase de lutte contre le paludisme, comme décrit ci-dessous.
Priorités pour la phase d'intensification. Les interventions en communication doivent être conçues avec la participation active de ceux qui sont directement impliqués au niveau de la communauté, p. ex. les prestataires de service et les participants à l'intervention. La communication et la mobilisation de la communauté doivent être reconnues en tant qu'éléments clés pour accroître l'utilisation et la couverture des foyers protégés par des moustiquaires imprégnées d'insecticide, la prise en charge à domicile des patients fébriles et les consultations anténatales en temps requis. Les programmes doivent refléter les caractéristiques régionales, communautaires et individuelles qui présentent des obstacles ou offrent des opportunités quant à l'accomplissement des objectifs du programme de lutte antipaludique. De plus, il y existe toujours un besoin consistant de soutien de la part des bailleurs de fonds internationaux, des partenaires et des dirigeants régionaux et locaux. Des principes de base doivent également être intégrés dans les campagnes de communication afin de guider la sélection des canaux, le contenu des messages et d'évaluer les résultats. Les priorités recommandées par le Partenariat RBM sont les suivantes :
A) Plaider pour les programmes de communication. Le Partenariat RBM encouragera les bailleurs de fonds et organisations travaillant pour des programmes nationaux à fournir le financement, le renforcement des capacités, la formation ou l'assistance technique pour les programmes de communication. Une formule standard pour calculer le besoin et le coût du financement de la communication (p. ex. coût par foyer, activités de recherche formative et sommative[31]La recherche sommative est la recherche entreprise pour évaluer un programme lorsqu'il est achevé. standard) est demandée afin que les futurs budgets puissent être évalués correctement. Le Partenariat RBM encouragera également les pays endémiques à accroître leur attention et leurs ressources pour les programmes de communication.
B) Plaider pour une recherche opérationnelle pour les programmes de communication. Il y a besoin d'identifier et d'évaluer les meilleures pratiques et de documenter les leçons apprises pour les programmes IEC/CCC concernant le paludisme, afin notamment d'aborder les problèmes au niveau international. Le Partenariat RBM plaidera de manière appuyée pour davantage de recherche opérationnelle pour les programmes de communication nationaux.
C) Orientation technique. Afin de soutenir les efforts de communication et changement de comportement, le Partenariat RBM élaborera et fournira des directives basées sur les meilleures pratiques pour les interventions en communication :
- Directives pour les programmes de communication. Le Partenariat RBM visera à atteindre un consensus sur les approches recommandées pour l'IEC/CCC durant la phase d'intensification et mettra ses directives à la disposition des programmes nationaux. Les directives doivent couvrir les protocoles de recherche initiaux, la conception, le S&E de la mise en œuvre des programmes de communication. Ils doivent également contenir des recommandations spécifiques aux messages clés, identifier les canaux de communication appropriés et les approches participatives recommandées. En outre, les directives existantes (p. ex. l'Initiative du Président américain contre le paludisme (PMI), les Directives de communication et de mobilisation sociale, les leçons apprises des autres efforts en communication sur les maladies (p. ex. éradication de la polio, contrôle de la diarrhée, rougeole) et les outils pour la conception et la mise en œuvre des programmes de communication seront révisés et mis en ligne sur le site web du Partenariat RBM.
- Partager les meilleures pratiques. Les exemples des meilleures pratiques et l'expérience d'IEC/CCC concernant le paludisme existent dans des organisations partenaires (p. ex. l'UNICEF, l'Initiative du Président américain contre le paludisme, Population Services International, MACEPA et la Fondation internationale contre le paludisme). De plus, les partenaires et autres agences de développement ont accumulé une vaste expérience grâce aux programmes de communication pour d'autres activités27 sanitaires. Cette expérience peut fournir des idées précieuses sur les méthodes et approches qui pourraient être adaptées aux activités de communication sur le paludisme et seraient évaluées et disséminées dans l'ensemble du Partenariat RBM.
- Chambre de compensation des ressources. Le Partenariat RBM devrait songer à établir une « Chambre de compensation des ressources » internationale afin de faciliter l'accès et le partage des directives et des meilleures pratiques concernant les activités de communication. En réalisant que les programmes de communication ne peuvent être standardisés et que des programmes participatifs sont nécessaires en plus de la messagerie, la chambre de compensation serait une source utile de matériel de communication : brochures, posters, cassettes audio, vidéos, support de formation, documents de travail, outils, média électronique et autre média/matériel conçu pour promouvoir une prévention efficace, un traitement et un contrôle du paludisme corrects. La chambre de compensation devrait inclure des supports qui visent différents groupes d'âge et niveaux d'éducation, en utilisant une variété de langues pertinentes au plan local.
- Support technique direct aux interventions nationales de communication. En plus de fournir des directives et recommandations de meilleures pratiques, il est impératif que le Partenariat RBM aide directement les pays dans leurs stratégies de communication nationale sur le paludisme, ce qui inclut la conception, la mise en œuvre, l'évaluation et l'intensification des activités. L'une des stratégies recommandées est l'aide directe au placement du personnel dans le PNLP, afin de coordonner les stratégies de la communication sur le paludisme dans chaque pays portant un lourd fardeau.
Priorités pour les phases de contrôle durable et d'élimination. Tandis que le Partenariat RBM se dirige vers 2015 et au-delà, les programmes nationaux de communication seront tout aussi cruciaux que durant la phase initiale d'intensification, afin d'assurer la pérennité des comportements individuels et communautaires relatifs à la prévention et au traitement du paludisme. Les activités mentionnées ci-dessous doivent débuter dès aujourd'hui. La prestation de service, l'accès et les comportements positifs liés à une santé aux niveaux communautaire et individuel devront être maintenus. Les gouvernements et la communauté des bailleurs de fonds devront faire face à d'autres priorités en raison de la réduction de la mortalité palustre. Les activités liées à la communication au nom du Partenariat RBM auront besoin de s'adapter à des programmes d'entretien à grande échelle, tout en gardant les ressources et les systèmes de soins centrés sur les objectifs liés au paludisme. Les secteurs clés comprennent :
D) L'intégration d'activités au niveau communautaire. Les initiatives de communication sur le paludisme, qui englobent diverses stratégies visant à s'adapter aux réalités de la communauté, auront besoin de fusionner avec les programmes de communication sanitaire standard. Il faudra former les agents de santé et superviseurs et leur fournir des directives pour s'assurer que la prestation de service de routine contribue au contrôle et au traitement du paludisme. L'éducation sanitaire concernant la prévention et le contrôle du paludisme sera également incorporée aux protocoles et check listes de communication de routine au niveau communautaire. Cela comprend des directives pour l'introduction de messages concernant le paludisme dans des mallettes pédagogiques scolaires, des points de prestation de service dans la communauté et d'autres approches participatives. Les directives concernant la promotion des soins contre le paludisme dans les écoles existent[32]Par exemple : Malaria Prevention and Control: An Important responsibility of a Health-Promoting School. Genève, Organisation mondiale de la Santé, avril 2008. Se référer également à la page web de l'OMS; Malaria Foundation International's Student Leaders Against Malaria network. déjà et peuvent être encore plus développées, pour répondre aux besoins pédagogiques et culturels multidimensionnels de tous les pays endémiques, au niveau régional et communautaire.
E) Renforcer les efforts de communication et de changement de comportement pour le contrôle durable et l'élimination En commençant aujourd'hui, les activités visant à promouvoir le contrôle durable du paludisme nécessiteront différents messages, canaux et diverses fréquences de prestation. Le Partenariat RBM facilitera le développement du consensus et aidera à la recherche opérationnelle afin de fournir des directives pour les programmes IEC/CCC pour le contrôle durable et l'élimination. Il continuera d'encourager le S&E pour s'assurer du maintien de la qualité des interventions et l'adaptation des activités aux changements politiques, socio-économiques et épidémiologiques.
F) Considérations supplémentaires concernant l'élimination. Bien qu'il existe un chevauchement significatif des priorités pour le contrôle durable et l'élimination, des activités supplémentaires en terme de communication sont nécessaires lors du passage d'un programme de la phase de contrôle durable à celle de l'élimination. Spécifiquement, au vu de la longueur de chaque phase, des approches de communication variées seront nécessaires au fur et à mesure que le programme s'approchera de l'élimination. Ceci afin de s'assurer que les messages évoluent de manière à refléter les modifications épidémiologiques et à maintenir les comportements désirés en vue de l'obtention et de la pérennisation des résultats. De plus, il sera nécessaire de mettre en valeur le besoin permanent de conscience collective et d'interventions proactives, afin d'éviter la résurgence de la maladie.
Implications organisationnelles
Actuellement, aucune structure au sein du Partenariat RBM ne coordonne le soutien apporté aux partenaires en matière de communication au niveau national. L'intensification des activités pour atteindre les objectifs de 2010 demande un effort significatif de la part Partenariat RBM pour que l'IEC/CCC fasse partie intégrante du paquet du Partenariat RBM. Suite à une décision du Conseil d'administration du Partenariat RBM prise en 2007, le MAWG a été chargé de déterminer où pourrait se situer un centre revitalisé d'activités liées à la communication au niveau national (p. ex. en tant que groupe d'action ou nouveau groupe de travail).
Par conséquent, le Partenariat RBM doit déterminer si une instance de coordination internationale (tel qu'un groupe de travail) devrait être établie et quel(s) groupe(s) au sein du Partenariat RBM coordonnera(ont) la communication et les interventions visant à un changement de comportement. La décision concernant la direction de la communication au sein du Partenariat RBM devrait impliquer une coordination et une intégration étroite des partenaires, y compris des bailleurs de fonds et autres acteurs ayant une expertise en communication et méthodologies de changement de comportement dans le domaine du paludisme. Elle doit également faire le lien avec l'expertise existante dans d'autres domaines de communication et promotion sanitaire, afin de s'assurer que la capacité requise, et les meilleures pratiques, sont disponibles.
Tableau IV.9 : Communication et changement des comportements
| Référence à la priorité | Actions principales | Mises en place d'ici | Coordinateur (en gras) / Sous-coordinateursa |
| Priorité organisationnelle | Mettre en place un mécanisme de coordination tel qu'un groupe de travail (Groupe de travail sur la communication) | 2010 | CA RBM |
| C, D | Favoriser la recherche du consensus ainsi que la consolidation des directives pour les programmes de communication afin d'améliorer l'utilisation des interventions | 2010 | Groupe de travail sur la communication* |
| C, E | Préparer et diffuser les meilleures pratiques en matière d'IEC/CCC au niveau national, régional et communautaire | 2010 | Groupe de travail sur la communication*, Secrétariat RBM, RSR |
| A, C | Fournir une assistance technique aux pays pour développer, analyser et déployer leur communication nationale de lutte antipaludique ainsi que leurs stratégies de changement des comportements | 2010 | Groupe de travail sur la communication*, réseaux régionaux et RSR, partenaires RBM régionaux² |
| C, D | Fournir des directives pour la formation et pour la supervision et des protocoles/check listes afin d'optimiser les programmes de communication au niveau des agents de santé communautaire, etc. | 2010 | Groupe de travail sur la communication*, RSR, partenaires RBM régionaux² |
| C, E, F | Mettre en place des indicateurs normalisés de S&E permettant de superviser les programmes de communication autour du thème de l'élimination | 2010 | Groupe de travail sur la communication*, MERG |
| B, C, E | Encourager la recherche opérationnelle des canaux de communication, des messages et des approches afin d'intensifier l'impact des programmes de communication | 2010 | Groupe de travail sur la communication*, Groupe responsable du calendrier de la RO, Recherche et Universités, TDR |
* En partant de l'hypothèse qu'un Groupe de travail sur la communication existe.
a) e groupe/organisme de coordination principal dans le cadre du partenariat RBM est indiqué en caractères gras. Les contributeurs étroitement liés au partenariat RBM sont également indiqués. Les partenaires RBM ne sont pas explicitement détaillés car leur participation s'effectue par l'intermédiaire du groupe de travail.
b) Les partenaires RBM régionaux sont des bureaux régionaux/nationaux représentant l'OMS, l'UNICEF, la Banque mondiale, des ONG et d'autres organisations.










