Facilité de médicaments à des prix abordables – paludisme (AMFm)
L'AMFm est un système de financement novateur qui a pour objectif d'élargir l'accès aux médicaments efficaces et abordables à travers les secteurs public, privé à but non lucratif (par ex. ONG) et privé à but lucratif. Ces médicaments sont les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (en anglais Artemisinin-based Combination Therapies - ACT) de qualité assurée. Le but de l'AMFm est de sauver des vies en réduisant la mortalité liée au paludisme et retarder la résistance aux traitements antipaludiques efficaces.
Les principes, objectifs et le cadre technique ont été développés par le Roll Back Malaria AMFm Taskforce sur la base des recommandations du Prix Nobel d'Economie, Pr Kenneth Arrow, dans son rapport "Saving lives, buying time" publié en 2004. Le conseil d'administration de RBM en Novembre 2007 les a approuvé et a demandé au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme de devenir le gestionnaire de l'AMFm.
Essentiellement, l'AMFm va d'abord négocier avec les fabricants des réductions substantielles des prix des CTAs et puis cofinancer les CTAs commandées par les acheteurs éligibles des secteurs public, privé à but non lucratif et privé à but lucrative. Ce cofinancement permettra aux acheteurs d'acquérir les CTAs au prix de la chloroquine, i.e. environ USD 0.05 par traitement. L'AMFm paiera la différence entre les USD 0.05 et le prix négocié avec les fabricants.
Les pays participant à l'AMFm seront également encouragés à mettre en œuvre des interventions d'appui pertinentes pour assister le déroulement responsable de l'AMFm: tels que la formation des fournisseurs de médicaments privés, et des campagnes d'information mettant en avant la grande disponibilité de CTAs abordables et de qualité assurée.
En d'autres mots, l'AMFm vise à:
- Accroître l'accessibilité financière - en négociant des réductions de prix avec les fabricants de CTAs, et en cofinançant les CTAs achetées par les acheteurs éligibles; et
- Accroître l'accessibilité géographique - en entreprenant des interventions d'appui pour rendre les CTAs plus disponibles, déplacer les traitements antipaludiques moins efficaces et accroître l'utilisation de CTAs parmi les populations les plus à risque.
L'intention est que ceci aboutira à un prix de vente au détail de USD 0.20-0.50 ce qui correspond à ce que la plupart des mères dans les milieux urbains et ruraux paient couramment pour des antipaludéens moins efficaces ou inefficaces, car c'est tout ce qu'ils peuvent se permettre pour traiter leurs enfants atteints du paludisme.
Le Conseil d'Administration du Fonds mondial de novembre 2008 a approuvé d'héberger et de gérer l'AMFm. L'AMFm est en train d'être lancée par étapes, d'abord une "Phase 1" qui a lieu dans 9 pays sur une durée de deux ans. Une évaluation indépendante sera effectuée dans la deuxième moitié de 2011 afin de déterminer si cette première étape à été un succès dans l'atteinte des 4 objectifs de l'AMFm. En avril 2012, le Conseil d'Administration du Fonds mondial décidera d'étendre ou d'arrêter l'AMFm, sur base des résultats de l'évaluation indépendante.
Les fonds pour le cofinancement sont fournis par trios donateurs: UNITAID (USD 130m); Royaume Uni (USD 66m) et la Fondation Bill et Melinda Gates (USD 20m).
Neuf pays participeront à la Phase 1 de l'AMFm: Cambodge, Ghana, Kenya, Madagascar, Niger, Nigéria, Rwanda, République Unie de Tanzanie (avec le Zanzibar) et Ouganda.
Le Partenariat RBM, qui a développé le cadre technique de l'AMFm, reste pleinement mobilize pour soutenir ces 9 pays dans la mise en œuvre des interventions d'appui, la pharmacovigilance, la recherche opérationnelle, et le suivi & évaluation.

Experts and policy makers agreed on 19 January that a global subsidy for artemisinin-based combination therapies (ACTs) should be put into place as soon as possible to make effective malaria treatments affordable and accessible to all. Hosted by the Dutch Government, the high level RBM Finance and Resources Working Group meeting included representatives from GFATM, PMI, WB, UNITAID, WHO, UNICEF and the Gates Foundation as well as endemic and donor countries, foundations, NGOs and the private sector. It was anticipated that the resources required to back such a subsidy (around US$ 250m yearly from 2009 onwards) could be secured before 2008 and that potential risks, such as market distortion, could be mitigated by ongoing and effective monitoring.