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Vaincre le paludisme en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et dans le Pacifique

Vaincre le paludisme en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et dans le Pacifique

Download:

  1. Rapport en anglais: Vaincre le paludisme en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et dans le Pacifique
  2. Policy Brief [en anglais]
  3. Points marquants sur le paludisme en dehors de l'Afrique [en thaï] [en khmer] [en birman]
  4. RBM vidéo RBM: Sauver des vies en Asie-Pacifique [RBM YouTube]
  5. Vidéo: Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon [RBM YouTube]

Autres communiqués de presse 2012

Version anglaise

Le nouveau rapport du Partenariat Roll Back Malaria souligne le lourd fardeau que représente le paludisme en Asie-pacifique

L'Australie appelle à une intensification des interventions contre le paludisme dans cette région

Communiqué de presse: 2 novembre 2012

 

2 novembre 2012, Sydney, AUSTRALIE: - Alors que la conférence Malaria 2012: Saving Lives in the Asia-Pacific (Paludisme 2012 : Sauver des vies en Asie-Pacifique) organisée par le gouvernement australien touche à sa fin, les ministres de la Santé et des Affaire étrangères, des spécialistes du paludisme et des représentants de gouvernements de pays donateurs et endémiques appellent à une intensification des actions dans la région Asie-Pacifique, soulignant l'importance de l'engagement politique et de la coordination régionale.

Lançant un nouveau rapport intitulé « Vaincre le paludisme dans les régions Asie, Pacifique, Amériques, Moyen-Orient et Europe », le partenariat Roll Back Malaria (RBM) et l'Organisation Mondiale de la Santé, qui sont à l'origine de ce rapport, ont informé les dirigeants régionaux de l'impact du paludisme sur le développement et les systèmes de santé dans les pays non africains. Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle qui menace plus de 2 milliards de personnes chaque année dans la région Asie-Pacifique. Pas moins de 67 % de la population mondiale totale est exposée à cette maladie.

« Nous poursuivons l'objectif d'une réduction de 75 % du nombre de cas et de décès liés au paludisme en Asie-Pacifique d'ici à 2015 », a déclaré le Sénateur et Ministre australien des Affaires étrangères Bob Carr. « Le paludisme ne connaît aucune frontière. Nous devons nous concentrer sur la mise en oeuvre d'une action transrégionale et de stratégies nationales traditionnelles. La réunion d'aujourd'hui est une opportunité pour les dirigeants de la région Asie-Pacifique de coordonner leurs efforts visant à contrôler voire éliminer la propagation du paludisme », a-t-il ajouté.

Alors que beaucoup d'attention ait été accordée au continent africain, le rapport de RBM est le premier à s'intéresser aux progrès et défis de la lutte contre le paludisme dans d'autres régions du monde. D'après cette publication, on comptait, en 2010, environ 34 millions de cas de paludisme dans les régions non africaines, qui ont déploré 46 000 décès dus à cette maladie. L'Asie-Pacifique, qui inclut 20 pays où le paludisme est endémique, a totalisé environ 88 % (30 millions) de ces cas et 91 % (42 000) de ces décès. L'Inde, l'Indonésie, le Pakistan, la Birmanie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont les pays de la région les plus touchés par cette maladie.

« L'Asie est la deuxième région du monde la plus affectée par le paludisme, juste derrière l'Afrique. Dans le contexte actuel marqué par une incertitude économique persistante et de profonds changements dans le paysage de l'aide mondiale au développement, cette région a besoin d'un engagement politique fort. Elle doit également développer des stratégies de financement englobant des investissements nationaux importants et continus, une aide bilatérale et multilatérale traditionnelle, ainsi que des sources de financement réellement innovantes », a expliqué le Dr Fatoumata Nafo-Traoré, Directrice exécutive du Partenariat RBM.

Pendant cette conférence de trois jours, des dirigeants politiques, des praticiens en santé publique et des membres de la société civile ont débattu des principaux défis rencontrés dans le cadre de la lutte contre le paludisme dans la région, abordant notamment le thème de la résistance émergente aux artémisinines, composants qui jouent un rôle central dans l'efficacité du traitement antipaludique reposant sur des polythérapies à base d'artémisinine (ACT). Détectée au Cambodge, en Birmanie, en Thaïlande et au Vietnam, cette résistance pose un problème de santé publique très inquiétant qui pourrait réduire à néant les avancées durement acquises au cours des dernières années. L'Asie-Pacifique fait traditionnellement figure d'épicentre de l'émergence de parasites du paludisme pharmaco-résistants, et la propagation mondiale de la résistance aux artémisinines – ou son émergence indépendante dans d'autres régions – pourrait menacer les fragiles acquis de cette dernière décennie.

« La résistance aux médicaments antipaludiques constitue l'un des plus grands obstacles aux stratégies de contrôle et d'éradication du paludisme dans la région Asie-Pacifique », a affirmé le Dr Robert Newman, Directeur du Programme mondial de lutte contre le paludisme de l'OMS. « Il est urgent de mettre en oeuvre une action coordonnée contre cette menace à la santé publique, comme le préconise le Plan mondial d'endiguement de la résistance aux artémisinines. Il sera notamment essentiel de soutenir les actions politiques et de conforter les investissements en vue de mettre en oeuvre un plan d'intervention d'urgence pour la sous-région du Grand Mékong. » a-t-il ajouté.

La lutte contre le paludisme est à l'origine de l'une des initiatives les plus efficaces en matière de santé publique mondiale : le Partenariat Roll Back Malaria. Le Rapport mondial sur le paludisme de 2011 de l'Organisation mondiale de la santé indique qu'en coordonnant et en concentrant leurs actions de lutte contre cette maladie au cours des dix dernières années, 43 pays endémiques à travers le monde ont fait chuter de moitié le nombre de cas de paludisme par rapport à l'année 2000. Malgré ces progrès, chaque année dans le monde, pas moins de 216 millions de personnes sont touchées par le paludisme, qui cause environ 650 000 décès (principalement chez les enfants de moins de cinq ans).

Contacts média :

M Michel Aublanc, consultant pour RBM en France, (m) +33.6.08.719.795

M Trey Watkins, RBM, Relations externes, (m) +1 347 931 0667 / +61 (0) 467 983 302

M Hervé Verhoosel, RBM, Représentant à New York et Directeur des relations externes, (m) +1 917 345 5238 / +61 (0) 467 983 301

Le Partenariat Roll Back Malaria (RBM) est un cadre mondial visant à mettre en oeuvre une action coordonnée contre le paludisme. Fondé en 1998 par l'UNICEF, l'OMS, le PNUD et la Banque mondiale, et renforcé par l'expertise, les ressources et l'engagement de plus de 500 organisations partenaires, ce partenariat public-privé facilite l'émergence de nouvelles idées, accueille des approches innovantes, met en avant l'engagement politique de haut niveau et place le paludisme au sommet des priorités au niveau mondial en facilitant, en harmonisant et en amplifiant les plaidoyers initiés par ses partenaires. Le Partenariat RBM propose des politiques à adopter et assure un soutien financier et technique pour les efforts de lutte contre le paludisme dans les différents pays affectés, en plus de suivre les progrès réalisés et de les confronter aux objectifs mondiaux.

La collection de rapports « Progrès et impact » du Partenariat RBM est un effort déployé par l'ensemble du Partenariat visant à rassembler et analyser les données disponibles, à mesurer les progrès, à documenter l'impact et à servir de guide pour les investissements et les actions à venir.