PROJET DU CABINET DE L’OMS

FAIRE RECULER LE PALUDISME : LE POINT DANS LES PAYS
au 1er décembre 1999

Les tableaux ci-dessous résument la situation de l’initiative Faire reculer le paludisme dans chacun des pays d’endémie, répartis selon les régions de l’OMS. La deuxième colonne de ces tableaux classe la situation actuelle dans les catégories suivantes :

Région de l’Afrique

Afrique du Sud

A

A participé à la réunion régionale de consensus. Avec le Mozambique et le Swaziland, ce pays a pu négocier avec le secteur privé la mise en œuvre de l’initiative transfrontalière.
Angola

A

Malgré la guerre civile, l’Angola a fait part de son engagement dans l’initiative et de sa participation au mouvement mondial. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus en avril 1999. Les partenaires, qui se sont rencontrés le 2 juillet, ont choisi l’Angola comme l’un des pays phares pour le développement de partenariats dans une situation d’urgence complexe.

  • Dans les progrès observés, on notera le lancement des activités RBM par le gouverneur de Luanda dans cette province
  • Préparation de missions conjointes OMS - USAID en vue d’une mission exploratoire au début de 2000
Bénin

A

A fait part de son engagement pour l’initiative. Le pays participe à une évaluation régionale sur l’utilisation des tissus imprégnés d’insecticide.

  • Déclaration d’intention finalisée
  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Botswana

A

Déclaration d’intention achevée. Les activités liées au processus de mise en œuvre comprennent une réunion nationale des parties intéressées, une analyse de la situation, la formation du personnel dans les districts et l’évaluation de l’utilisation des tissus imprégnés d’insecticides.
Burkina Faso

A

A participé à la réunion régionale de consensus. A récemment finalisé les discussions avec l’OMS sur la déclaration d’intention.

  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Burundi

L

A participé à la réunion régionale de consensus. La déclaration d’intention n’est pas encore disponible.
Cameroun

N

Engagement dans l’initiative exprimé au plus haut niveau politique. La préparation de la déclaration d’intention est en cours, avec la collaboration de l’OMS. Le Cameroun lui a demandé de lui fournir un appui pour planifier et diriger l’analyse de la situation.

  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Comores

L

Engagement politique exprimé au plus haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus. Pas encore de déclaration d’intention
Congo

L

Pas d’informations disponibles
Côte d'Ivoire

N

Expression d’un ferme engagement politique.

  • Déclaration d’intention finalisée.
  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Erythrée

A

Engagement politique exprimé fermement au plus haut niveau. A particié à la réunion régionale de consensus. Travaille à une campagne nationale de soutien commençant par une conférence nationale sur l’initiative. Développement de partenariats puissants.

  • Plan quinquennal pour RBM finalisé
Ethiopie

A

Le pays a été très actif pour instaurer l’initiative. Les autorités ont exprimé au plus haut niveau leur engagement politique. Le Ministre de la Santé a assuré un suivi direct du processus. C’est, comme la Tanzanie ou le Mozambique, l’exemple d’un pays qui a intégré les partenariats pour la RBM dans le partenariat pour le développement du secteur de la santé.

Des évaluations rapides de la situation dans les régions touchées et la mise au point de plans stratégiques et d’un budget ont constitué les principales actions. Le pays a également terminé l’estimation de ses besoins en vue de l’épidémie imminente. Il a mis à la tête du processus de mise en route une équipe d’appui à la lutte antipaludique formée avec des personnes issues des principaux partenaires.

  • Actuellement, préparation d’une conférence nationale sur RBM, prévue à l’origine en décembre mais reportée récemment au début de 2000
Gabon

A

  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Gambie

A

Engagement pour l’initiative exprimé au plus haut niveau politique. A participé à la réunion régionale de consensus. S’est engagée dans le développement d’une initiative trilatérale appelée "La santé pour la paix", dans laquelle la Gambie dirigera la partie RBM, tandis que les deux autres pays, le Sénégal et la Guinée équatoriale, s’occuperont respectivement du VIH/SIDA et des JNV/PEV. Discute actuellement de la finalisation de la déclaration d’intention. A cause des fortes pluies cette année, le pays est sur le point de connaître une épidémie de paludisme et a besoin d’un approvisionnement d’urgence en antipaludiques. Le mouvement de partenariat se développe régulièrement. La Banque mondiale, la BAD, le PNUD et l’UNICEF disposent de ressources importantes pour la santé mais connaissent des difficultés à cause de problèmes de coordination.
Ghana

A

La classe politique a exprimé son engagement au plus haut niveau. Le Ministre a surveillé de près le processus de mise en route. Les dispositifs institutionnels comprennent la création d’un secrétariat dirigé par le le Directeur adjoint de la santé publique pour suivre la mise en œuvre.

Parmi les actions principales, on retrouve des réunions de sensibilisation dans deux villes, l’analyse théorique des informations existantes, confié à des consultants locaux (sociétés ou individus), un séminaire national sur la gestion de l’environnement en septembre et le premier Forum national sur l’initiative prévu en novembre.

Un événement d’une grande importance pour l’initiative s’est produit en septembre : la réunion semestrielle des partenaires engagés dans les approches plurisectorielles. Elle a donné la possibilité de développer au niveau national des partenariats pour RBM. Le Ghana examine également la possibilité de partenariats avec le secteur privé, notamment pour la production de moustiquaires.

Le pays a achevé une campagne nationale de réunions de sensibilisation et il a préparé le premier projet de stratégie pour faire reculer le paludisme avec l’aide de partenaires clefs. Ces partenaires ont convenu d’élaborer un plan de travail accepté par tous. Ils ont fixé la date du 2 mars pour la table ronde devant être à l’origine du plan de travail.

Guinée équatoriale

A

  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Guinée équatoriale

A

  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois
Guinée-Bissau

A

Le Chef de l’Etat a exprimé son engagement. Participation aux réunions régionales de consensus.

  • Les activités liées à la mise en route ont commencé par des exercices de sensibilisation nationale.
Kenya

A

Engagement à un haut niveau politique. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus. Il se trouve actuellement dans une situation d’épidémie et les efforts de lutte ont aidé à déterminer des processus pour établir des partenariats au niveau national. Ce mouvement fonctionne bien désormais pour maîtriser l’épidémie. Le Kenya fait partie des pays phares pour ce qui est des partenariats de portée nationale.

Au Kenya, les partenaires ont accepté l’idée d’un plan de travail commun. Ils évaluent ensemble l’état de préparation du pays face à une épidémie éventuelle de paludisme en avril prochain, ils finalisent les documents stratégiques sur les RIF et la Communication et ils ont fixé la mi-février pour la finalisation des plans de RBM.

Le remaniement du plan de travail en est désormais au stade de la composition en vue de sa présentation.

Les 17 et 18 décembre, le Ministère de la Santé, l’UNICEF, l’OMS, le DFID et l’AMREF organisent une retraite pour revoir la politique nationale et le document stratégique portant sur l’action à mener contre le paludisme.

Libéria

L

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus. La déclaration d’intention n’est pas encore disponible.
Madagascar

A

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé aux réunions régionales de consensus.

  • Processus de mise en route de l’initiative en cours.
  • Des réunions nationales de sensibilisation ont été organisées, avec l’appui de la Banque mondiale et de l’UNICEF.
Malawi

N

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé aux réunions régionales de consensus.

  • A terminé la déclaration d’intention
  • L’analyse de la situation est prévue dans les prochains mois.
Mali

A

Choisi comme l’un des "pays phares" de l’initiative. Un engagement politique ferme s’est manifesté au plus haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus. Depuis, le Mali a finalisé sa déclaration d’intention et met en œuvre certaines activités. Il s’agit essentiellement d’analyser la situation dans cinq districts et d’élaborer une stratégie nationale pour faire reculer le paludisme.

  • Analyse de la situation en cours
Mauritanie

N

Engagement politique à haut niveau. Ce pays a participé à la réunion régionale de consensus.

AFRO a prévu, du 15 au 20 décembre une mission de planification pour travailler avec le pays à la finalisation des plans de mise en route.

Mozambique

A

Ferme engagement politique. A accueilli la réunion régionale de consensus pour l’Afrique australe. Evolution d’un solide partenariat impliquant une alliance ferme entre l’UNICEF, l’OMS, la Banque mondiale et l’UNESCO. Les principales activités comprennent la mise au point du plan d’action, l’analyse de la situation, l’évaluation des opérations actuelles de lutte antivectorielle, l’examen des programmes scolaires et leur mise au point.

L’UNICEF et l’OMS ont convenu de fusionner formellement leurs plans d’action antipaludique pour promouvoir le concept des partenaires adhérant à un plan de travail commun. Le Ministère a attribué des locaux à l’équipe conjointe OMS/UNICEF d’appui qui doit voir le jour. L’OMS nommera deux consultants et l’UNICEF un. Cette équipe de trois membres opèrera au sein du Ministère de la Santé et commencera par faire fusionner les plans de l’OMS et de l’UNICEF. L’USAID a été approchée dans le but qu’elle rejoigne cette alliance.

NB : Les élections présidentielles sont en cours au Mozambique. Ce fait, qui s’ajoute à l’épidémie de VIH/SIDA qui, elle aussi requiert l’attention, a quelque peu ralenti RBM. Un nouvel élan devra être donné dès que la situation politique se sera stabilisée.

Namibie

L

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé aux réunions régionales de consensus. La déclaration d’intention n’est pas encore disponible.
Niger

A

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé aux réunions régionales de consensus. Il a commencé à mettre en œuvre certaines activités liées à la mise en route.
Nigéria

A

Engagement politique à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus.

  • Mise en route de l’initiative en cours.
  • Les partenaires ont convenu d’organiser à ce propos une réunion en janvier.
  • C’est principalement l’UNICEF qui joue le rôle moteur dans le processus.
  • Ce pays prend des dispositions pour accueillir le sommet des Chefs d’Etats africains sur RBM en avril 2000.
  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois.
Ouganda

A

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus. Les activités liés à la mise en route sont en cours et ont commencé par l’évaluation rapide réalisée conjointement en 1998 par l’OMS, le gouvernement et d’autres organismes. L’initiative s’intègre dans les efforts pour un vaste développement du secteur de la santé. Le partenariat évolue également dans les mêmes lignes.

  • Le pays a fait des progrès dans l’intégration de RBM et de la PCIME
  • Il se trouve à un stade avancé pour finaliser sa stratégie RIF
  • Il a prévu le lancement de RBM au début de 2000
Rép. démocratique du Congo

A

Choisie par les partenaires comme l’un des pays phares pour le développement de partenariats dans une situation d’urgence complexe.

  • Les négociations avec AFRO sur la déclaration d’intention ont abouti
  • Analyse de la situation en cours
République centrafricaine

L

Pas d’informations disponibles
République-Unie de Tanzanie

A

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus. Les activités liées à la mise en route sont en cours et ont commencé par l’évaluation rapide réalisée conjointement en 1998 par l’OMS, le gouvernement et d’autres organismes. L’initiative s’intègre dans les efforts pour un vaste développement du secteur de la santé. Le partenariat évolue également dans les mêmes lignes. Le pays a organisé une réunion nationale consultative sur l’intégration de RBM dans le développement du secteur sanitaire et il a assuré la formation de médiateurs pour l’analyse de la situation du 6 au 10 septembre 1999. Une réunion du réseau s’est tenue en octobre sur les moustiquaires.

  • Parmi les activités récentes, on note une réunion de sensibilisation à l’intention de tous les médecins responsables dans les régions
  • Traduction en swahili des instruments développés par RBM pour l’analyse de la situation
  • L’analyse de la situation progresse actuellement dans plusieurs districts parallèlement à celle destinée au développement du secteur de la santé
Rwanda

N

Engagement politique à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus. Est arrivé au stade de la finalisation de la déclaration d’intention.
Sao Tomé-et-Principe

A

Engagement politique à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus.

  • Négociations achevées avec le Bureau régional pour les activités liées au processus de mise en route.
  • Ces activités comprennent des réunions avec le personnel de santé et les médias.
Sénégal

A

L’engagement politique s’est manifesté à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus. Pays à la tête de l’initiative "La Santé pour la Paix".

  • La mise en route est lancée avec l’appui de l’OMS
  • Sensibilisation nationale en cours
  • Analyse de situation prévue au début de 2000
Sierra Leone

N

Engagement politique à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus et a depuis entamé des discussions avec l’OMS pour finaliser la déclaration d’intention. Le pays se trouve dans une situation d’urgence complexe. Une action est menée actuellement avec les ONG pour veiller à l’approvisionnement des populations déplacées.
Swaziland

A

Engagement politique au plus haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus pour l’Afrique australe.

  • Analyse théorique achevée
  • A organisé une réunion des parties intéressées pour examiner les résultats
  • Met désormais en œuvre les recommandations de cette réunion, comportant l’analyse de la situation au niveau des districts
  • Met également en œuvre l’initiative transfrontalière avec l’Afrique du Sud et le Mozambique
Tchad

A

Engagement pour l’initiative exprimé au plus haut niveau politique. A participé à la réunion régionale de consensus. A commencé à mettre en œuvre sa déclaration d’intention.
Togo

N

Engagement politique à haut niveau. A participé à la réunion régionale de consensus.

  • Déclaration d’intention finalisée
  • Analyse de la situation prévue dans les prochains mois.
Zambie

A

L’engagement politique a été donné à haut niveau. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus.

  • Déclaration d’intention achevée en août.
  • A établi un secrétariat développé pour surveiller le processus de mise en route de l’initiative.
  • A commencer l’analyse théorique.
  • A eu ses premières discussions avec les bureaux de l’OMS, de l’UNICEF et de la Banque mondiale dans le pays
  • A organisé la réunion des partenaires pour le mise en route le 15 décembre

Le pays a organisé avec succès une réunion de sensibilisation des partenaires le 15 décembre. Les informations à l’issue de cette réunion montrent un grand engagement de la part des partenaires au niveau national. Des décisions ont été prises pour accélérer le processus de mise en route. On a pu noter que tous les éléments étaient présents pour adapter le processus RIF, en particulier un système de gestion communautaire du RIF très réussi, soutenu par l’UNICEF et qui a atteint une couverture de 100% dans sept districts et qui est désormais étendu à deux provinces.

Au niveau du pays, le partenariat se construira à partir du réseau de partenaires existant, mis en place par le programme national de lutte antipaludique. Les principaux partenaires ont accepté de se joindre au réseau national pour faire reculer le paludisme.

Zimbabwe

A

Engagement politique à haut niveau. Le pays a participé à la réunion régionale de consensus. Les activités liées à la mise en route sont en cours.

  • On notera :
  • Les évaluations rapides conjointes en juillet 1999,
  • La conférence nationale sur RBM
  • L’analyse de situation, en cours dans trois districts.

Région des Amériques

Argentine

L

A part dans les zones frontalières du nord, le paludisme n’est pas un grave problème. Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. L’action prioritaire de lutte antipaludique est en cours, dans la phase d’attaque.
Belize

L

Certaines activités sont menées contre le paludisme (pulvérisation d'insecticides à effet rémanent, prise en charge des cas), mais elles dépendent lourdement de l’approvisionnement exterieur. Il est nécessaire de développer la couverture et les traitements surveillés.
Bolivie

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Les actions prioritaires sont en cours. La Bolivie a participé à la réunion pour la mise en route au Pérou, en octobre 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Principales contraintes : budget dépendant de l’aide extérieure, ressources humaines, migrations/circulation sans contrôle. Pays engagé dans l’initiative RBM.
Brésil

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Actions prioritaires en cours : dépistage des cas et traitement, pulvérisation ciblée des maisons, éducation sanitaire, élimination des sites de reproduction. Forte incidence du paludisme dans les zones écologiques de la forêt tropicale avec des fermes isolées, des territoires miniers et une migration interne importante (facteurs de risque épidémiologique influant sur la transmission). A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Charge de morbidité la plus forte dans les Amériques. Pays engagé dans l’initiative RBM.
Colombie

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Priorités d’action : pulvérisation des maisons et moustiquaires imprégnées d’insecticide. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Persistance de la transmission à cause de facteurs sociaux et politiques, de l’exploitation minière, des migrations, du manque de services de santé et des cultures illégales. Nombre de cas en augmentation en 1998.
Costa Rica

L

Sur les 81 cantons, trois sont exposés à un risque élevé. Activités antipaludiques en cours : traitement radical ; pulvérisations en foyers ciblés et aériennes ; participation sociale ; programmes de promotion. La transmission persiste à cause des zones frontalières connaissant des mouvements migratoires illégaux, du nombre croissant de sujets sensibles, des infections asymptomatiques et de la participation insuffisante des communautés.
El Salvador

L

PAS DE ZONES À RISQUE ÉLEVÉ (RISQUE FAIBLE À MODÉRÉ SEULEMENT)
Equateur

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Priorités d’action : pulvérisation des maisons (incomplète cependant), problèmes de l’environnement. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les populations autochtones. Après El NiZ o, augmentation du nombre des cas pour atteindre le niveau d’une épidémie en 1998. Pays engagé dans l’initiative RBM. Il a élaboré un nouveau projet pour faire reculeur le paludisme avec l’aide d’un prêt de la Banque mondiale.
Guatemala

L

Lutte antipaludique en cours (diagnostic et traitement radical des cas suspects et confirmés ; lutte contre les sites de reproduction ; pulvérisation des maisons ; application de larvicides). Couverture limitée des services de santé généraux dans les zones d’endémie du paludisme et faible collaboration intersectorielle. Formation nécessaire pour le personnel de santé au niveau local.
Guyana

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Actions prioritaires en cours : diagnostic précoce et traitement, pulvérisation de DDT, moustiquaires. Principaux problèmes : populations mobiles, exploitations minières, maisons ne pouvant recevoir des pulvérisations, mouvements de populations transfrontaliers. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Connaît, avec le Suriname et la Guyane française, le risque le plus élevé de transmission.
Guyane française

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Actions prioritaires en cours. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les populations autochtones. Connaît, avec le Suriname et Guyana, le risque le plus élevé de transmission.
Haïti

L

Le paludisme à P. falciparum est un problème, mais il y a un manque criant d’informations.
Honduras

L

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours. Mise en œuvre de mesures intégrées, comme la chimiothérapie, différentes méthodes de pulvérisation pour la lutte physique et larvicide, participation des communautés. Les stratégies de lutte ne sont pas suffisamment stratifiées, l’encadrement fait défaut à cause des contraintes budgétaires et il manque du personnel dans les zones exposées à un risque élevé.
Mexique

L

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours. Un programme, nommé PAIS : Actions intégrées et simultanées contre le paludisme, existe dans le sud du pays spécifiquement pour les régions et les populations stables. Il faut étendre la couverture des services de santé généraux aux régions impaludées. Appel à la pulvérisation des maisons, aux traitements radicaux, de masse et individuels, à la gestion de l’environnement. La transmission persiste à cause de l’insuffisance des services de santé généraux, de la couverture de ceux-ci et des migrations à l’intérieur du pays.
Nicaragua

L

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours. L’ouragan Mitch a perturbé le système de diagnostic précoce et de traitement rapide. Certaines régions sont difficiles d’accès. Le nouveau système de recouvrement des coûts devient une charge supplémentaire pour la lutte antipaludique.
Panama

L

PAS DE ZONES À RISQUE ÉLEVÉ (RISQUE FAIBLE À MODÉRÉ SEULEMENT)
Paraguay

L

Le problème du paludisme est limité – 3 des 18 provinces connaissent un risque élevé. Actions prioritaires en cours : pulvérisation d'insecticides à effet rémanent à l’intérieur des maisons. Faiblesse des systèmes de surveillance épidémiologique.
Pérou

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours : diagnostic précoce et traitement rapide dans les infrastructures des services de santé généraux. Les migrations importantes et la colonisation des régions de forêt tropicale provoquent une augmentation de l’incidence du paludisme. Le paludisme à P. falciparum devient plus fréquent. A participé à la réunion de mise en route de RBM au Pérou en 1999, qui a planifié RBM dans la région de l’Amazone et mis l’accent sur les soins à apporter aux populations autochtones. Après El NiZ o, augmentation du nombre des cas pour atteindre le niveau d’une épidémie.
République dominicaine

L

Sur les 54 municipalités, trois seulement sont exposées à un risque élevé. Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Des actions antipaludiques sont en cours, avec des pulvérisations dans les maisons et le brumisage aérien. Les migrations entre la République dominicaine et Haïti favorisent le paludisme. Les conditions sont favorables pour le vecteur.
Suriname

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours : pulvérisation d'insecticides à effet rémanent dans les maisons et moustiquaires imprégnées d’insecticide. Fortes migrations de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur du pays, exploitation des mines d’or, irrégularité des activités de lutte dans les zones impaludées. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Connaît, avec Guyana et la Guyane française, le risque le plus élevé de transmission.
Venezuela

N

Le représentant de l’OMS a entamé des discussions sur le processus RBM lors du lancement en 1998. Lutte antipaludique en cours. Un projet pilote dans un Etat de l’Amazone (Bolivar) : Système de santé local dans les régions autochtones. A participé à la réunion de mise en route dans l’Amazone au Pérou en 1999, qui a mis l’accent sur les soins apportés aux populations autochtones. Dispersion des populations autochtones, mineurs saisonniers, résistance de P. falciparum à la chloroquine, migrations intenses dans les zones d’endémie, manques de ressources humaines et financières. Pays engagé dans le mouvement RBM.

Région de la Méditerranée orientale*

Afghanistan

N

Environ 80% de la population est exposée au risque de paludisme, surtout à P. vivax, avec des poches de transmission saisonnière intense de P. falciparum. Difficultés rencontrées : a) pas de structure centrale pour le programme de lutte antipaludique, b) démantèlement de l’infrastructure, c) inaccessibilité de nombreuses régions à cause des conflits. A participé à la réunion de coordination EMRO/EURO à Bakou et à la réunion de consultation régionale du Caire sur RBM. A élaboré un plan d’action pour la lutte antipaludique en 1999, avec le consensus de toutes les parties intéressées à la suite de l’Atelier national de planification. Les partenaires, l’OMS, le PAM, la municipalité de Kaboul, HealthNet International et d’autres ONG, appuient les activités de lutte antipaludique par le renforcement des capacités dans six régions, la distribution de fournitures médicales, le renforcement des laboratoires, la distribution de RIF et la revitalisation des activités antivectorielles. L’OMS a facilité la création de Comités techniques régionaux pour le paludisme et la leishmaniose à Kaboul, Jalalabad et Kunduz, devant agir comme des structures de coordination pour les parties intéressées. L’Institut du paludisme et des maladies parasitaires a été réactivé. Le Bureau régional a reçu une déclaration d’engagement et de plaidoyer.
Arabie saoudite

N

Le paludisme a été éliminé de la plus grande partie du pays mais il reste endémique, de type tropical africain, dans les zones du Sud-Ouest, à la frontière du Yémen. Le Ministère de la Santé a pris l’initiative de renforcer la lutte dans le royaume. Un comité national a été créé en juillet 1999 pour évaluer la situation et réactualiser la stratégie. A participé à la réunion de consultation régionale du Caire. Le Bureau régional a reçu la déclaration d’intention.
Bahreïn

L

A interrompu la transmission du paludisme. Doit maintenir l’absence du paludisme dans le pays par une surveillance suffisante.
Chypre

L

A interrompu la transmission du paludisme. On sait indirectement que l’importation de cas de paludisme à P. vivax en provenance de Turquie n’est pas rare. Chypre doit s’efforcer de maintenir l’absence du paludisme et renforcer la surveillance.
Cisjordanie et Bande de Gaza

L

A interrompu la transmission. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme.
Djibouti

A

L’ensemble du pays est sujet aux épidémies, celles à P. falciparum surviennent irrégulièrement et sont en général déclenchées par de fortes pluies. A participé à la réunion de mise en route et de consensus de Nairobi. A soumis à EMRO une déclaration d’intention qui met l’accent sur l’analyse de la situation, la sensibilisation, le renforcement du système d’informations sanitaires et l’élaboration d’une stratégie et d’un plan d’action.
Egypte

N

Ces dernières années, on n’a enregistré la transmission du paludisme que dans l’oasis de Fayoum où elle baisse rapidement. L’objectif de l’élimination complète a été fixé pour 2002. A participé à la réunion de mise en route et de consensus de Nairobi et à celle du Caire. On attend la déclaration d’intention.
Emirats arabes unis

N

Transmission résiduelle dans des zones limitées à la frontière d’Oman. Le Ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, prévoit, dans le cadre de sa stratégie antipaludique, de mettre en œuvre des mesures de lutte antivectorielle biologique et de ne pas avoir recours à des insecticides. A participé à la réunion de consultation régionale du Caire sur RBM. On attend la déclaration d’intention.
Iran (République islamique d’)

N

Le paludisme ne pose problème que dans le sud-est du pays avec les vecteurs locaux (tant pour P. falciparum que P. vivax). Dans le reste du pays subsistent des poches de transmission résiduelle avec pratiquement pas de P. falciparum. La transmission du paludisme a recommencé en 1994 le long de la frontière avec la République d’Azerbaïdjan. Les deux pays ont discuté de cette question lors de la réunion de coordination à Bakou. Des stratégies communes ont été élaborées pour lutter contre cette transmission transfrontalière. A participé à la réunion régionale de consultation du Caire sur RBM. On attend la déclaration d’intention. Le centre régional de formation sur la lutte antipaludique se trouve dans ce pays, à Bandar Abbas.
Iraq

L

Le Nord de l’Iraq se trouve au centre d’une région où l’on observe un problème chronique avec P. vivax, qui prend parfois les proportions d’une épidémie. Il s’agit principalement de quatre gouvernorats au Nord de l’Iraq, de certaines régions du Sud-Est de la Turquie, avec des répercussions sur la Syrie et, dans une moindre mesure sur l’Iran, le long de sa frontière occidentale. Une énorme épidémie de paludisme à P. vivax a culminé en 1995-1996 ; elle est maintenant partiellement maîtrisée. En raison des sanctions internationales, de nombreux problèmes se posent à la lutte antipaludique en Iraq, qui a été invité mais n’a pas participé aux réunions de Bakou (coordination) et du Caire (consultation régionale).
Jamahiriya arabe libyenne

N

A interrompu la transmission du paludisme. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays. A participé à la réunion de consultation régionale sur RBM. On attend la déclaration d’intention.
Jordanie

L

A interrompu la transmission du paludisme. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays.
Koweït

L

La transmission du paludisme n’a jamais été établie dans le pays bien qu’on y ait découvert récemment le vecteur. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays.
Liban

L

A interrompu la transmission du paludisme. On a la preuve que la transmission de P. vivax a repris à quelques occasions mais elle a été interrompue de nouveau à chaque fois. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays.
Maroc

A

Grâce aux efforts intenses pour interrompre la transmission, il ne reste plus qu’un foyer de paludisme (à P. vivax). A participé à la réunion de mise en route et de consensus de Nairobi. Les activités comprennent des campagnes de plaidoyer et de sensibilisation dans le secteur de la santé au sens large. Le Maroc a soumis une déclaration d’intention au Bureau régional de la Méditerranée orientale, mettant l’accent sur a) l’élimination du paludisme d’ici 2002, b) la prévention de la réintroduction du paludisme après son élimination et c) la mise en place d’une stratégie standardisée pour lutter contre le paludisme importé. La réunion du Caire a examiné cette déclaration d’intention. Déclaration d’intention financée.
Oman

N

Adoption depuis 1991 d’une stratégie visant à éradiquer surtout le paludisme à P.falciparum. La transmission a beaucoup diminué au cours de cette décennie et a disparu sur la plus grande partie du territoire. Problèmes subsistants : l’importation massive du paludisme en provenance du sous-continent indien (P. vivax la plupart du temps) et d’Afrique subsaharienne (Surtout P. falciparum avec des souches résistantes à la chloroquine). A participé à la réunion de consultation régionale du Caire sur RBM. On attend la déclaration d’intention.
Pakistan

N

A des degrés divers, le paludisme (P. falciparum et P. vivax) est endémique dans la majeure partie du pays. Bien qu’elle soit maîtrisée dans une certaine mesure, la situation du paludisme reste explosive dans certaines zones. Le programme de lutte antipaludique a fait l’objet d’une évaluation en profondeur en 1998 par une équipe du Royaume-Uni qui a indiqué le besoin de restructurer et de repenser sérieusement la stratégie. L’importation massive de paludisme à partir de l’Afghanistan, ainsi que la résistance d’une part de P. falciparum à la chloroquine et d’autre part des vecteurs aux insecticides constituent les principaux défis. A participé à la réunion de consultation régionale du Caire sur RBM. On attend la déclaration d’intention.
Qatar

L

A interrompu la transmission du paludisme. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays.
République arabe syrienne

N

Faible niveau de transmission de paludisme à P. vivax, principalement dans les régions à la frontière de la Turquie et de l’Iraq. A participé à la réunion de coordination à Bakou et à la réunion de consultation régionale du Caire sur RBM. On attend la déclaration d’intention.
Somalie

N

Le paludisme, surtout à P. falciparum, est endémique dans le sud du pays et a tendance à donner des épidémies dans le nord. A cause des conflits, il n’y a pas de lutte antipaludique organisée, sauf dans des zones limitées. Certains des gouvernements régionaux ont été présents à la réunion de mise en route et de consensus de Nairobi. L’un d’entre eux (Puntland dans le Nord-Est) a soumis une lettre d’intention. On attend toujours la déclaration d’intention pour l’ensemble du pays (à coordonner par le représentant de l’OMS dans le pays).
Soudan

A

L’endémicité du paludisme, surtout à P. falciparum, varie : elle est très élevée dans le sud du pays, faible dans le nord. De nombreuses régions dans le centre et le nord sont sujettes aux épidémies. La lutte antipaludique s’est beaucoup renforcée au cours des 4 dernières années. Néanmoins, il n’y a pas de lutte antipaludique organisée dans de nombreuses régions, notamment dans le sud. A participé à la réunion de mise en route et de consensus pour l’Afrique du nord et de l’est. Une déclaration d’intention décrivant le processus pour faire reculer le paludisme au Soudan a été élaborée, revue, finalisée et soumise pour appui. Une campagne de soutien est menée avec énergie dans le secteur de la santé au sens large et les structures nationales de coordination sont renforcées. Des structures plurisectorielles dans les Etats, les provinces et les localités sont établies au niveau communautaire. Une table ronde a été organisée avec succès par l’UNICEF, le FNUAP, l’OMS, le secteur privé et des organismes multilatéraux pour examiner un projet de stratégie pour faire reculer le paludisme. Le Réseau d’appui technique pour les situations d’urgence complexes a envoyé sur le terrain une mission pour évaluer la situation actuelle en vue de stimuler la mise au point de la stratégie pour faire reculer le paludisme. Le Centre régional de formation à la lutte antipaludique se trouve à Wad Medani, au Soudan. Des plans sont en préparation pour entreprendre la mise en route au niveau de l’Etat. Le Comité ministériel fédéral a créé un fonds national pour RBM.
Tunisie

L

A interrompu la transmission du paludisme. Une surveillance suffisante permettra d’éviter le retour du paludisme dans le pays.
Yémen

N

Environ 60% de la population est exposée au risque. L’endémicité varie et des épidémies touchent régulièrement de nombreuses régions. Le Yémen a participé à la réunion de consensus et de mise en route de Nairobi. On attent la déclaration d’intention finalisée. Développement d’un partenariat entre RBM, l’Université de Liverpool et d’autres organismes pour entreprendre une stratégie efficace pour faire reculer le paludisme. Renforcement du bureau dans le pays en cours.

*   Une réunion de mise en route est prévue pour élaborer des stratégies destinées à contrer la réintroduction du paludisme dans tous les pays ayant réussi à interrompre la transmission au premier trimestre 2000.
**  De plus, 400 000 riyals saoudiens ont été affectés à des activités RBM dans les pays du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, EAU, Koweït, Oman et Qatar).


Région de l’Europe

Arménie

N

Classification : épidémies de paludisme. Ferme engagement politique : a envoyé à la réunion transfrontalière de Bakou (24-25 août 1999) une délégation dirigée par le Ministre de la Santé adjoint. La réunion de mise en route n’a pas eu lieu mais un partenariat est en cours de développement. L’Arménie a reçu un appui des gouvernements de la Norvège et de l’Italie, de l’UNICEF et de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge. Appui technique important de RBM pour renforcer le programme de lutte antipaludique. Les administrateurs de programmes ont participé à un cours régional (Samarkand, octobre 1999).
Azerbaïdjan

N

Classification : épidémies de paludisme. Très ferme engagement politique. A organisé la réunion transfrontalière sur le paludisme et la poliomyélite (23 au 25 août 1999). La réunion de mise en route n’a pas eu lieu mais le partenariat est en cours de développement. ENI (Compagnie pétrolière italienne) est le principal partenaire. Parmi les autres partenaires on trouve le gouvernemetn italien, l’UNICEF, USAID et 2 ONG (MSF-B et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge). Ce pays a aussi reçu régulièrement un appui du Bureau régional de l’OMS pour l’établissement d’un programme antipaludique. Son application a permis de réduire considérablement les épidémies de paludisme. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Fédération de Russie

L

Classification : risque élevé de retour du paludisme dans certaines régions. L’engagement politique n’est pas apparent. A participé à la réunion transfrontalière de Bakou. Pas encore de partenariat. Le processus de mise en route n’a pas commencé. Le Bureau régional de l’OMS renforce les moyens des services techniques du Ministère de la Santé.
Géorgie

N

Classification : Flambées à l’est du pays, risque élevé de retour du paludisme. Ferme engagement politique. A participé à la réunion transfrontalière de Bakou. La réunion de mise en route n’a pas eu lieu mais le partenariat est en cours de développement. Ce pays a reçu l’appui du Bureau régional de l’OMS pour un programme antipaludique, la formation du personnel et l’approvisionnement en médicaments. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Kazakhstan

L

Classification : cas indigènes sporadiques, risque moyen de retour du paludisme. A montré son engagement politique. A participé à la réunion de mise en route (8 juin 1999 à Tashkent). Difficultés à établir des partenariats en l’absence d’épidémies. Ce pays a reçu l’appui technique du Bureau régional de l’OMS pour renforcer les moyens de surveillance. Le gouvernement italien est le principal partenaire. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Kirghizistan

L

Classification : cas indigènes sporadiques, risque moyen de réinstallation du paludisme. A montré son engagement politique. A participé à la réunion de mise en route (8 juin 1999, Tashkent). Difficultés à établir des partenariats en l’absence d’épidémies. Ce pays a reçu l’appui technique du Bureau régional de l’OMS pour renforcer les moyens de surveillance. Le gouvernement italien est le principal partenaire. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand à octobre 1999).
Ouzbékistan

A

Classification : Risque élevé de retour de la transmission du paludisme. L’engagement politique est très ferme. A participé à la réunion de mise en route de Tashkent et à la réunion transfrontalière de Bakou. Les principaux partenaires sont le gouvernement de l’Italie et l’UNICEF. L’Ouzbékistan a accueilli la réunion de mise en route et le Cours régional de formation destiné aux administrateurs de programme. Le Bureau régional de l’OMS a fourni un appui technique pour renforcer le système de surveillance et les moyens de l’Institut Isaev de Parasitologie médicale (à Samarkand). Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Tadjikistan

A

Classification : Le paludisme est épidémique et c’est le seul pays de la Région où l’on observe la transmission de Plasmodium falciparum. Engagement politique très ferme. A participé à la réunion de mise en route de Tashkent et à la réunion transfrontalière de Bakou. Partenariats en cours d’établissement. Partenaires actifs : gouvernements du Japon et de l’Italie, ECHO, ONG (ACTED et MERLIN). La mise en route au niveau du pays est prévue en janvier. Le Tadjikistan a reçu un soutien actif pour le développement du programme antipaludique de la part du Bureau régional de l’OMS et des consultants de l’OMS ont travaillé avec le programme national pendant plusieurs mois. L’OMS et les partenaires bilatéraux apportent les fonds pour l’approvisionnement en médicaments et en matériel. Diminution importante des épidémies en 1999. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Turkménistan

L

Classification : Flambées de paludisme avec risque élevé de propagation de la transmission. L’engagement politique est très ferme. A participé à la réunion de mise en route de Tashkent et à la réunion transfrontalière de Bakou. Pas encore de partenariat. A reçu l’appui technique du Bureau régional de l’OMS pour lutter contre les flambées et renforcer les systèmes de surveillance par l’amélioration des capacités et l’approvisionnement en médicaments et matériel. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).
Turquie

L

Classification : Epidémies de paludisme. Engagement politique avéré. Le projet conjoint PNUD/GAP/OMS contre le paludisme renforce le programme de lutte antipaludique et les services de santé généraux dans la région GAP où 80% des cas surviennent. Le processus de mise en route n’est pas encore établi. En 1999, appui technique de l’OMS pour la formation du personnel des services généraux de santé à la lutte contre le paludisme. Les administrateurs de programmes ont participé au cours régional qui leur était destiné (Samarkand, octobre 1999).

Région de l’Asie du Sud-Est

Bangladesh

A

Classification : Epidémies de paludisme ; résistance croissante à la chloroquine. L’engagement politique est ferme mais l’instabilité politique affecte les capacités de riposte. L’approche plurisectorielle a eu pour résultat d’établir de fortes relations entre les partenaires pour le développement de la santé. Le processus de mise en route est en cours désormais et il existe de puissants mouvements sociaux au niveau des districts. L’analyse de la situation est en cours et trois districts ont été désignés comme districts pilotes. RBM au Siège donne un appui. Le Bangladesh a également reçu un appui technique de OMS/SEARO et la visite du personnel du projet du Cabinet. Il peaufine son plan d’action 2000-2001.
Bhoutan

A

Classification : endémique. Le paludisme pose un problème dans une bande de 30 à 50 km de largeur au sud du pays et dans quelques vallées. Il s’agit de P. falciparum dans 50% des cas. Dans certains foyers, P. falciparum résiste à la chloroquine et à SP. Le paludisme est absent du Nord montagneux et du centre du pays. La situation s’est continuellement améliorée depuis 1994 et l’on n’a pas signalé d’épidémies au cours des trois dernières années.
Inde

A

Classification : épidémies de paludisme (notamment à Bihar, dans le Nord-Est, sur la côte ouest et dans certaines zones urbaines) ; endémique dans de nombreux Etats, avec une présence croissante de P.falciparum. En cours, avec l’assistance de la Banque mondiale, appui politique au niveau fédéral et à celui des Etats pour une action efficace dans 100 districts. Le processus de mise en route de RBM est lancé au départ dans 4 districts ; accent sur la lutte antipaludique et les liens avec le développement du secteur de la santé. Puissant partenariat établi entre les chercheurs nationaux (ICMR) et le programme de lutte. Renforcement des comités nationaux de coordination de RBM.
Indonésie

A

Classification : endémique et épidémies. Problème dans les zones forestières des îles extérieures, notamment dans les provinces de l’Est où 50% des cas sont imputables à P.falciparum. La résistance à la chloroquine est fréquente et l’on trouve également quelques foyers résistant à S-P. Avec l’appui de RBM au Siège, le processus de mise en route a commencé avec la préparation de plans d’action dans plusieurs districts, d’après l’analyse de la situation. L’Indonésie sera prête à mettre en œuvre RBM au début 2000. On signale dans l’Île de Timor des reculs importants à cause des déplacements de population au cours des troubles politiques récents. Cette population est exposée à un risque élevé de diarrhées, d’IRA et de paludisme. L’OMS et ses partenaires tentent activement d’améliorer la situation.
Maldives

L

Pas de transmission indigène du paludisme depuis 1984. Toutefois, des cas importés (surtout des pays voisins comme Sri Lanka, l’Inde et le Pakistan) sont notifiés chaque année. Afin que le paludisme reste absent des Maldives, des actions de lutte continuent, comme la destruction des larves etc.
Myanmar

A

Classification : endémique et épidémies ; problèmes graves avec une forte morbidité et mortalité. Source majeure de paludisme polypharmacorésistant pour les pays voisins. L’engagement politique est ferme mais 1) instabilité et 2) problèmes au niveau du financement par des donateurs. L’initiative RBM Mékong s’intéresse en priorité à ce pays. Les partenariats sont minimes et l’accent porte de manière limitée sur l’action au niveau communautaire. Ces deux problèmes sont néanmoins abordés dans la planification nationale pour RBM Mékong qui s’intéresse aux 33 districts à la frontière de la Chine, de la Thaïlande et de la RDP lao. L’OMS et l’UNICEF soutiennent activement l’initiative RBM Mékong.
Népal

A

Classification : endémique. Surtout notifié dans les régions du Terai, c.-à d. le Centre-Ouest et l’Extrême Ouest du pays à la frontière de l’Inde. Bien que la région centrale notifie le plus grand nombre de cas, la situation semble s’être améliorée en général depuis 1992. La proportion de cas à P.falciparum se situe à environ 15%, la plus faible de la région. On a trouvé certains foyers résistant à la chloroquine. Complètement engagé dans le processus de mise en route de RMB avec l’appui de RBM au Siège.
République populaire démocratique de Corée

L

Le paludisme est complètement éradiqué depuis les années 1970. A cause de l’épidémie en Corée du Sud, la ville de Kaeson et les provinces de Kwangwon et Hwanghae sud— à la frontière de la Corée du Sud — ainsi que 4 autres provinces (Hwanghae nord, Pyongyang sud et nord et Nampo) connaissent un risque de paludisme. En 1997, 2000 cas de paludisme a P. vivax ont été notifiés le long de la frontière méridionale. Le problème du paludisme à la frontière a été abordé lors de la réunion entre SEARO et WPRO à Kunming (Chine), en novembre 1999.
Sri Lanka

A

Classification : endémique. Incidence élevée avec 20-50% de cas à P.falciparum dans plusieurs districts. Le paludisme pose un gros problème dans les régions touchées par la guerre. Système de santé décentralisé et efficace, avec intégration correspondante mais partielle des actions antipaludiques. Faibles taux de mortalité clinique grâce à la délivrance efficace des traitements. Engagé dans RBM. RBM au Siège donne un appui financier aux plans préparatoires dans certains districts.
Thaïlande

A

Classification : endémique. Près de la moitié de la morbidité se retrouve aux frontières avec Myanmar et, dans une moindre mesure, le Cambodge. La crise économique récente a eu des effets négatifs sur le programme de lutte. S’est engagée dans une planification RBM en introduisant davantage de partenariat, d’action au niveau communautaire et de suivi. Joue un rôle essentiel dans l’Initiative RBM Mékong.

Région du Pacifique occidental

Cambodge

A

Classification : endémique et épidémies. Grave problème de polypharmacorésistance à l’ouest et au sud-est. Les problèmes sont également liés à la faiblesse des services de santé et aux mouvements de population à grande échelle, le pays se trouvant toujours en phase de stabilisation sociale après des décénies de guerre. L’importation de médicaments antipaludiques n’est pas contrôlée et l’on soupçonne la présence d’artésunates contrefaits sur le marché. L’appui politique national pour RBM est ferme avec le Premier Ministre M. Hun Sen, son épouse Mme Bun Rany Hun Sen, le Président de la Croix-Rouge cambodgienne qui soutiennent activement la lutte antipaludique. Cinq ministères et sept services du Ministère de la Santé sont les partenaires de RBM au sein du gouvernement. Au niveau international, les principaux partenaires sont la CE, la Banque mondiale, l’OMS, le Programme alimentaire mondial, le HCR, l’UNICEF, l’UNESCO, ECHO (l’Office humanitaire de la Communauté Européenne) et un certain nombre d’ONG. Le Royaume-Uni a jusqu’à présent appuyé le travail de l’OMS, mais cet appui direct passe désormais par le projet RBM du Siège. Les Etats-Unis et le Japon représentent des partenaires potentiels importants. L’UNICEF s’est fortement impliquée cette année dans le cadre du projet conjoint OMS/UNICEF pour faire reculer le paludisme dans la région du Mékong. Processus de mise en route de RBM : l’appui à RBM des partenaires extérieurs fait désormais l’objet d’une planification conjointe, sous la direction du gouvernement. Une réunion nationale rassemblant les principaux partenaires s’est tenue à Sihanoukville le 20 août 1999. Le Programme national de lutte antipaludique, la CE, l’UNICEF et l’OMS travaillent avec énergie pour démarrer en 2000 un projet pilote de déploiement des tests rapides pour le diagnostic du paludisme à P. falciparum et des associations médicamenteuses sous plaquettes thermoformées. Le gouvernement japonais a promis d’apporter son appui financier pour l’engagement d’un technicien en 2000-2001 (poste national pour le paludisme). Les fonds engagés par divers organismes au bénéfice de RBM au Cambodge se montent à US $8 327 000 jusqu’en 2004.
Chine

N

Classification : endémique et épidémies. On observe la morbidité la plus importante, avec 60 à 80% de cas à P. falciparum, dans la province du Yunnan. Hainan est désormais la seule autre province où le paludisme à P. falciparum reste endémique. Polypharmacorésistance importante dans le Yunnan et peut-être même sensibilité réduite à l’artésunate. Le secteur privé est très actif mais la coopération est insuffisante entre les services publics et privés. Le programme de la province s’efforce de passer des pulvérisations de DDT aux moustiquaires imprégnées d’insecticide et souhaite introduire les tests rapides de diagnostic du paludisme à P. falciparum dans les services de santé périphériques. Avec l’aide du Ministère de la Santé et de l’Institut des maladies parasitaires de Shanghai, la province du Yunnan s’est engagée activement dans l’initiative RBM Mékong. Le plan d’action a été examiné et fait partie désormais du plan RBM d’ensemble pour la région du Mékong.
Iles Salomon

Endémique et épidémies. Le soutien d’un partenariat actif coordonné par OMS/WPRO a permis ces dernières années de réduire beaucoup la très grande morbidité imputable au paludisme. Les mouvements de population à la suite des graves troubles politiques qui se sont produits en mai-juin 1999 n’ont pas détérioré la situation au niveau du paludisme, grâce à la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide dans les populations déplacées. AusAID, le PNUD, des ONG et Rotary font partie des partenaires. Les concepts de RBM ont été adoptés mais il n’y a pas de processus formel de mise en route dans la mesure où le pays en a appliqué les principes depuis plusieurs années sans leur avoir donné le nom jusqu’en 1998.
Malaisie

L

Classification : endémique. On retrouve désormais le problème du paludisme surtout à Sabah, et les autorités ont bien progressé ces dernières années avec le Programme national de lutte contre les maladies à transmission vectorielle qui s’oriente de plus en plus vers l’engagement des communautés et des services de santé généraux. Le gouvernement s’est engagé fermement dans la lutte contre le paludisme et l’on n’a pas jugé nécessaire d’établir une initiative RBM, bien que les concepts de cette initiative aient une influence positive sur l’orientation du programme national et la place des actions antipaludiques dans le cadre de la réforme des systèmes de santé.
Papouasie-Nouvelle-Guinée

N

Classification : endémique avec une transmission intense dans de nombreuses régions et des épidémies dans les régions montagneuses. La morbidité est en général très importante, notamment chez les jeunes enfants et les femmes enceintes ; on observe une faiblesse des systèmes de santé qui se détériorent dans certaines régions. Néanmoins, grâce à la pulvérisation annuelle d’insecticide dans les maisons, les épidémies ont pu être évitées ces dernières années dans les régions montagneuses. Les études sur l’efficacité thérapeutique ont amené un changement de la politique en matière de médicaments antipaludiques. On recommande désormais en première intention les associations suivantes : chloroquine/amodiaquine + sulfadoxine-pyrimethamine. Un nouveau plan national pour la santé est en cours de développement et il mettra davantage l’accent sur la lutte antipaludique. Les principaux partenaires sont AusAID, le Japon, Rotary, l’UNICEF, les sociétés minières, les ONG, dont des missions religieuses. L’engagement des autorités pour RBM se renforce et l’UNICEF s’est jointe à l’OMS dans le processus de mise en route.
Philippines

A

Classification: endémique et épidémie dans de petits foyers. Le paludisme représente un problème sérieux dans certaines régions, notamment à Mindanao, les îles du sud-ouest qui connaissent des problèmes chroniques de politique et de sécurité, Palawan avec la polypharmacorésistance et le nord-est de Luzon à cause de la grande pauvreté. L’insuffisance des financements accordés par le gouvernement ces deux dernières années grignote lentement les acquis significatifs. Les services de santé ont été confiés aux autorités locales depuis 1993 mais la lutte antipaludique reste du ressort du gouvernement national. La réforme du secteur de la santé, qui s’attache à restructurer le département de la santé et le financement des soins, est en cours. Les autorités sont en train de formuler les objectifs sanitaires nationaux avec un accent mis fortement sur le paludisme. Le Japon est actuellement le principal partenaire. La BAD et AusAID fournissent aussi un certain appui par le biais de divers projets intégrant la lutte antipaludique. Les Etats-Unis ont exprimé leur intérêt pour RBM. Avec le soutien du projet du cabinet au Siège, une analyse intersectorielle minutieuse de type RBM a été effectuée et un plan d’action pour la région XI (Mindanao oriental) est en cours d’examen. Une réunion entre les partenaires potentiels (organismes nationaux et locaux, OMS, UNICEF, AJCI, USAID, AusAID, etc.) est prévue en avril 2000.
République de Corée

Notifie des cas indigènes de paludisme depuis 1997 (seulement P. vivax). Tous les cas ont été observés près de la zone démilitarisée dans le Nord ou chez des soldats revenant d’autres régions du pays.
République démocratique populaire lao

A

Classification : endémique et épidémie. Incidence élevée du paludisme à P. falciparum, plus de 50% de la population étant exposée au risque. Faiblesse ou absence des services de santé dans les régions éloignées et appauvries en altitude. Donations importantes de la part de la CE, du Japon, de la BAD et de la Banque mondiale. Grande nécessité de renforcer les capacités. S’est engagée dans l’initiative du Mékong. Après consultation entre les services concernés du Ministère de la Santé et les principaux partenaires, un plan d’action pour un projet conjoint OMS/UNICEF est désormais prêt et intégré dans le plan régional d’ensemble de RBM pour le Mékong. Ce projet met l’accent sur l’appui de l’UNICEF au gouvernement et aux partenaires dans les domaines de l’information, de l’éducation et de la communication et sur l’appui de l’OMS pour un système d’information sanitaire et de gestion unifiée pour le paludisme, comprenant un SIG conçu pour devenir un élément d’un système d’information sanitaire national non spécialisé.
Vanuatu

Paludisme endémique avec transmission relativement intense. La lutte antipaludique a obtenu des résultats remarquables ces dernières années. La mortalité a été éliminée (procédures de vérification en cours d’établissement) et le paludisme à P. falciparum pourrait être éliminé de plusieurs îles dans les 10 années à venir. Rotary et des ONG font partie des partenaires. Comme les Îles Salomon, Vanuatu a adopté le langage et l’approche RBM. Le processus formel de mise en route n’a pas été nécessaire.
Viet Nam

A

Classification : endémique et épidémies. Le paludisme est une grande priorité politique. Le Viet Nam a accueilli la réunion de mise en route de l’initiative Faire reculer le paludisme dans le Mékong à Ho Chi Minh Ville en mars 1999. La lutte a été partiellement décentralisée avec succès. Le pays bénéficie d’un appui considérable de ses partenaires parmi lesquels la CE, la Banque mondiale, AusAID, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, mais la viabilité suscite encore des inquiétudes. Le projet UNICEF/OMS, prévu pour certains districts connaissant des problèmes sérieux et persistants de paludisme, s’attachera à équiper les services de santé des villages avec les tests rapides de diagnostics et à fournir du matériel de formation basé sur les concepts de la PCIME. Cela fait partie désormais du plan RBM d’ensemble pour la région du Mékong.