FAIRE RECULER LE PALUDISME - PROGRES REALISES PAR RESULTAT
La présente section rend compte de certaines des principales réalisations de l'OMS dans son action pour faire reculer le paludisme pendant la phase préparatoire, pour chacun des six grands résultats. Outre ce qui est présenté ci-après, l'OMS a stimulé l'action d'autres organisations et dans les pays - le mouvement mondial pour faire reculer le paludisme a commencé.
1. Communication du concept, de la stratégie et de l'approche RBM et des progrès réalisés, et action de sensibilisation pour mobiliser un engagement politique et des ressources
Approche:
Le rôle de l'OMS au sein du partenariat est d'assurer un appui stratégique au mouvement mondial pour faire reculer le paludisme. Le projet du Cabinet RBM s'emploie à éliminer les obstacles et à changer la façon de travailler à l'OMS. Pour faire en sorte que toute l'Organisation soit associée à l'action pour faire reculer le paludisme, RBM est géré comme un projet plurisectoriel, commun à tous les Groupes. Tous les niveaux de l'OMS suivent la même politique générale, s'expriment d'une même voix dans les débats sur le programme et mènent la même action de sensibilisation, et ils travaillent selon une stratégie et un mode de fonctionnement convenus, dans le cadre d'un plan de travail composite s'étendant à toute l'OMS.
Progrès:
Les six premiers mois de la phase préparatoire ont été consacrés à l'élaboration des concepts sous-jacents et des principes du projet RBM au moyen de discussions avec le personnel du Siège, des régions et dans les pays, avec les personnels des autres partenaires, des législateurs et des fonctionnaires des pays impaludés, des chercheurs et d'autres parties intéressées. Un plan de travail stratégique et un cadre logique ont été élaborés et distribués pour observations. Au cours de ces six derniers mois, ce document a été modifié en consultation avec les conseillers régionaux pour le paludisme. Le cadre logique, plus détaillé, est devenu le premier plan de travail composite sur le paludisme pour l'ensemble de l'OMS. Ce document s'articule autour des six résultats définis dans le cadre logique.
Les six éléments d'une stratégie pour faire reculer le paludisme ont bénéficié d'un large soutien. Ils reposent sur la stratégie mondiale OMS de lutte contre le paludisme approuvée à Amsterdam en 1992, qui met l'accent sur 1) la détection précoce des flambées de paludisme; 2) le diagnostic et le traitement rapides des malades; 3) les moyens multiples et d'un bon rapport coût-efficacité propres à prévenir l'infection et 4) la recherche focalisée pour mettre au point et tester les nouveaux produits. Deux éléments ont été ajoutés: 5) le renforcement de la capacité du secteur de la santé et des efforts communautaires pour mieux coordonner l'action et 6) un mouvement mondial dynamique soutenu par une coalition de partenaires désireux de définir une approche commune. Ces éléments doivent être développés dans un environnement favorable d'institutions nationales fortes et de collaboration intersectorielle.
Ces quelques derniers mois, le projet du Cabinet, en liaison avec les bureaux régionaux, a commencé à élaborer une stratégie de communication et de sensibilisation. Les messages contenus dans les matériels et les campagnes de sensibilisation dépendent des publics cibles. Ils seront évalués dans le cadre de consultations avec les bureaux régionaux, les partenaires et les associés dans les pays pour vérifier leur exactitude et leur pertinence politique/culturelle.
Dans le cadre du processus d'élaboration du message de sensibilisation:
1. Un emblème RBM - une main faisant rouler la terre (sur la couverture du rapport) - a été conçu pour représenter RBM comme un mouvement dynamique et actif. Il peut être adapté dans différents pays à condition que le thème soit conservé. Il sera évalué dans un an, et modifié si besoin est.
2. Un dossier de matériel de sensibilisation, qui servira de "carte de visite" de RBM, a été produit pour promouvoir les messages, les objectifs et les succès de RBM. Le dossier contient des matériels génériques tels que des fiches analytiques, un dépliant d'information, des communiqués de presse et la brochure semi-circulaire. Des éléments de sensibilisation supplémentaires peuvent être ajoutés pour les destinataires cibles, comme une pochette de diapositives avec des images clefs de RBM et du paludisme. Les matériels ont été traduits et publiés en français, en espagnol et en portugais. D'autres matériels de sensibilisation sont en préparation, y compris des auto-collants et des affiches RBM.
3. Une manifestation médiatique réussie a eu lieu en liaison avec la conférence internationale sur les moustiquaires en Tanzanie, du 11 au 14 octobre 1999. Le message "une moustiquaire pour chaque enfant en Afrique" a été largement diffusé dans des journaux prestigieux - Boston Globe, Washington Post, USA Today, The Star, Washington Times et d'autres.
4. Les préparatifs du Sommet des Chefs d'Etat africains qui se tiendra à Abuja, Nigeria en avril 2000 sont en cours. Diverses personnalités vont être invitées à promouvoir la cause RBM.
5. Un recueil de récits encourageants sur les progrès accomplis est en préparation; sa distribution est prévue pour février, pendant la prochaine réunion des partenaires. Il comprend des exemples solidement étayés des progrès ou de l'impact de la lutte contre le paludisme ainsi que la description de partenariats couronnés de succès.
6. Une vidéo de sensibilisation incluant un ensemble d'images sur le paludisme, des prises de vue sur la lutte antipaludique et une animation de l'emblème RBM sera bientôt achevée. Six grands panneaux décrivant le fardeau qu'est le paludisme et illustrant la lutte menée contre le paludisme ont été produits; ils serviront de matériel d'exposition.
7. RBM publiera un journal trimestriel contenant des informations et des éditoriaux illustrant l'action menée pour faire reculer le paludisme. Le prototype paraîtra en mars 2000 en anglais et il sera diffusé dans le monde entier aux professionnels de la lutte antipaludique et aux partenaires de RBM. Les numéros suivants paraîtront en français et en anglais.
8. Un guide pratique pour faire reculer le paludisme est en préparation. C'est une publication de 48 pages proposant des activités utiles en matière de communication et des conseils à l'intention des membres actuels et nouveaux de RBM, y compris des suggestions pratiques sur la façon de faire reculer le paludisme.
MMD Multimedia Development of Switzerland, partenaire de Broadvision, Inc. a été engagé pour mettre au point un système d'information adapté au web. Le système permet une diffusion dynamique du programme aux différents usagers, chacun recevant les informations qui l'intéressent directement. A l'avenir, le système pourra également accéder aux informations contenues dans des bases de données extérieures. Pour s'assurer que le système répond aux exigences des usagers futurs et aux partenaires de RBM, une série d'ateliers ont été organisés et un comité d'usagers virtuel, composé des représentants des pays d'endémie et des principaux partenaires, a été créé pour fournir des informations sur les questions de conception et les besoins des usagers. Le site web en est au dernier stade du pré-lancement; les graphiques, le contenu et la programmation sont prêts pour les essais de pré-lancement du site à la mi-janvier 2000. Le lancement du site officiel est prévu pour le 2 février 2000, pendant la réunion des partenaires mondiaux.
Jalons:
| 1 Lancement du mouvement mondial pour faire reculer le paludisme par le Directeur général | mai 1998 |
| 2 Mise en place du projet du Cabinet de l'OMS Faire reculer le paludisme | juillet 1998 |
| 3 Nomination de l'administrateur du projet du Cabinet | janvier 1999 |
| 4 Formulation et adoption dans toute l'Organisation de la stratégie pour faire reculer le paludisme applicable à l'ensemble de l'OMS | fév.-juil. 1999 |
| 5 Elaboration et mise à l'essai de matériels de sensibilisation et de communication pour faire reculer le paludisme | mars-déc. 1999 |
| 6 Visite du Directeur général dans plusieurs pays d'Afrique pour faire reculer le paludisme | avril 1999 |
| 7 Engagement dans le projet du Cabinet RBM de boursiers pour l'orientation des politiques de santé dans le monde | avril 1999 |
| 8 Présentation à l'ECOSOC | juillet 1999 |
| 9 Grande manifestation médiatique sur les moustiquaires | octobre 1999 |
| 10 Retraite de planification réunissant des personnels de toute l'Organisation pour élaborer un plan de travail composite | novembre 1999 |
Situation actuelle:
RBM achève actuellement la mise au point du premier plan de travail sur le paludisme pour l'ensemble de l'OMS, qui englobe toutes les activités concernant le paludisme devant être mises en œuvre par l'Organisation à tous les niveaux en 2000-2001. Ce plan comprend les jalons, les besoins en ressources et les principaux partenaires concernés par produit.
2. Autorités nationales, partenaires pour le développement et autres groupes bénéficiant d'un soutien pour l'instauration de partenariats au niveau des pays à l'appui de l'action pour faire reculer le paludisme
Approche:
Le mouvement RBM vise à renforcer la capacité des services de santé nationaux à aider les communautés à combattre toutes les maladies qui menacent leur bien-être. Les principes dont s'inspire le partenariat peuvent se résumer comme suit:
Progrès:
Le mouvement pour faire reculer le paludisme a été lancé officiellement par le PNUD, l'UNICEF, la Banque mondiale et l'OMS en octobre 1998. Le partenariat mondial a ensuite été consolidé lors de la première réunion mondiale des partenaires en décembre 1998. Un consensus sur les concepts clefs, les problèmes qui se posent et les solutions à y apporter a été atteint lors de la deuxième réunion mondiale des partenaires à Harare en juin 1999. La troisième réunion mondiale des partenaires aura lieu les 2-3 février à Genève; elle sera consacrée à l'examen des progrès faits pendant la phase préparatoire et à la mise au point de modèles d'association pour le partenariat (en termes de stratégies structurelles, gestionnaires et opérationnelles). L'utilisation efficace de partenariats avec le secteur privé sera notamment facilitée et encouragée. Entre-temps, des accords informels ont été passés avec la Banque mondiale, le PNUD et l'UNICEF. La Banque mondiale, l'USAID et les CDC/Atlanta ont détaché du personnel au projet du Cabinet. Une première répartition du travail a été convenue: les questions fiscales et douanières, d'infrastructure et de financement et les programmes de certains pays incomberont à la Banque mondiale; l'UNICEF, autre partenaire très actif, en particulier dans la région du Mékong, sera responsable des questions de surveillance et d'approvisionnement communautaires, ainsi que du réseau de soutien technique concernant les moustiquaires imprégnées d'insecticide et des consultations mixtes sur la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) et faire reculer le paludisme (RBM) dans les pays.
Pendant les derniers mois de 1998 et les premiers mois de 1999, la Banque mondiale, l'UNICEF, le PNUD et l'OMS ont procédé à des évaluations rapides dans six pays d'Afrique (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Mozambique, Ethiopie et Malawi) en consultation avec des hauts fonctionnaires nationaux. Ces missions ont été organisées à la demande des pays désireux de connaître les besoins et les opportunités de pays particuliers ou de plusieurs pays et de savoir quelle collaboration pourrait être assurée par chaque organisation sur le terrain. Les missions ont mis l'accent sur i) la nécessité d'institutionnaliser les procédures opérationnelles pour travailler en partenariat, ii) la possibilité de faire appel à des secteurs autres que le secteur de la santé pour lutter contre le paludisme et iii) le caractère commun de la question de savoir comment déterminer le rang de priorité d'un problème de santé majeur dans le contexte de la réforme du secteur de la santé et des approches sectorielles. Les évaluations ont en outre révélé que les pays étaient nombreux à souhaiter avoir l'occasion de retirer des leçons et d'échanger des données d'expérience entre eux.
A la suite du lancement, une série de réunions régionales a eu lieu en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et en Amazonie pour parvenir à un consensus sur la nature de RBM, sur la forme que le mouvement revêtira dans les pays et aux niveaux régional et mondial, et sur les différentes parties intéressées auxquelles appartient la nouvelle initiative. La première réunion, tenue début mars dans la région du Mékong, faisait suite à l'initiative précédemment mise en place par six pays de la région pour collaborer plus efficacement et soutenue par une alliance OMS-UNICEF. Le Viet Nam, la Thaïlande et la Chine ont proposé de faire profiter le Laos, le Cambodge et, surtout, le Myanmar du succès de leur expérience. L'approche adoptée renforcerait l'action visant à réduire la menace du VIH et encouragerait la surveillance intégrée des maladies dans la région. Les plans d'action élaborés au cours des mois qui ont suivi par chacun des pays (la province du Yunnan pour la Chine) ont maintenant été consolidés en plan d'action 1999-2001 du projet mixte UNICEF/OMS pour faire reculer le paludisme dans la région du Mékong. Cette initiative est un bon exemple de la collaboration interrégionale à l'OMS (SEARO-WPRO) et de la coopération inter-pays, et de l'alliance UNICEF-OMS pour faire reculer le paludisme.
Quatre réunions de consensus ont eu lieu en Afrique: centrale, australe, orientale et occidentale. Ces réunions ont examiné les réalisations et les leçons retirées du programme accéléré de lutte antipaludique. Les principes, objectifs et caractéristiques de l'initiative pour faire reculer le paludisme en Afrique ont été examinés, ainsi que les options pour le processus et les modalités de la mise en œuvre de RBM en Afrique; des déclarations d'intention pour différents pays concernant l'adoption et la mise en œuvre de l'action RBM en Afrique ont été rédigées. Les participants étaient nombreux, y compris des délégations nationales de haut niveau (directeur des services médicaux, directeur de la planification du ministère de la santé, administrateur du programme de lutte contre le paludisme, représentant du ministère des finances), OMS, Banque mondiale, UNICEF, PNUD, UNESCO, Banque africaine de développement, Organisation de l'Unité africaine, SADC, USAID, DFID, JICA, OCCGE, Coopération italienne, Rotary International, Coopération française, OCEAC, Fondation Gulbenkian du Portugal, AMREF, Services médicaux catholiques, PSI, fabricants et distributeurs privés de moustiquaires et d'insecticides. Les six éléments de la stratégie RBM (énoncés précédemment) et les concepts et principes sur lesquels reposera le travail du partenariat ont été discutés et adoptés.
La consultation régionale sur l'initiative pour faire reculer le paludisme (RBM) dans la Région de la Méditerranée orientale a eu lieu au Caire, Egypte du 14 au 16 septembre 1999. L'accent a porté sur la diversité des approches pour faire reculer le paludisme mises en œuvre par les pays membres, dont beaucoup ont clairement expliqué comment ils envisageaient d'inscrire l'action pour faire reculer le paludisme dans le cadre du développement de leur secteur public. Il est néanmoins apparu nécessaire d'analyser la situation plus à fond et d'entreprendre une réflexion et une planification stratégiques en vue de l'adoption des différentes approches disponibles pour faire reculer le paludisme. Les pays ont saisi les occasions offertes de travailler avec différents partenaires mais il est indispensable de préciser les bienfaits et les avantages pour les organisations partenaires associées à l'action pour faire reculer le paludisme. La question des mécanismes d'instauration des relations de travail avec les partenaires doit être examinée par certains pays en vue d'améliorer la manière dont sont obtenus en général les résultats et les avantages. Au nombre des participants figuraient des hauts fonctionnaires nationaux et les représentants des organisations suivantes: UNICEF, PNUD, Banque mondiale, GCC, AGFUND et HealthNet International.
Des délégués des pays ont également travaillé avec les représentants des organisations partenaires au lancement de leur partenariat RBM national (voir le résumé des mesures prises dans les pays dans le document Faire reculer le paludisme - Progrès de l'initiative par pays, ci-joint). L'OMS, par le biais du projet RBM et en consultation avec d'autres partenaires, a distribué une Note à l'intention des partenaires qui donne des conseils relatifs à la mise en œuvre de l'action RBM dans les pays dans le contexte du développement du secteur de la santé. Cette Note à l'intention des partenaires couvre également le fonctionnement et le maintien de partenariats dans les pays et les moyens d'assurer l'appui technique unifié de l'OMS aux mesures prises au niveau des pays. Elle indique comment soutenir l'action communautaire par des mouvements sociaux pour faire reculer le paludisme.
En juillet 1999, lors d'une réunion à laquelle assistaient plusieurs des principaux partenaires en Afrique (OMS, UNICEF, USAID, DfID, Banque mondiale, Banque africaine de développement), onze pays d'Afrique ont été choisis comme "pays phares" car ils donnent la possibilité de comprendre comment le partenariat peut fonctionner au mieux dans diverses situations (y compris les situations d'urgence complexes et les stratégies transfrontières). On veillera tout spécialement dans ces pays à réduire la fragmentation de l'aide fournie par les organismes multilatéraux et bilatéraux concernés. L'enseignement tiré des nouvelles méthodes de travail communes dans ces onze pays sera ensuite étendu à d'autres pays dans le monde. L'assistance technique pour la mise en œuvre dans les pays d'une action pour faire reculer le paludisme ne se limite pas à ces onze pays "phares" mais elle est fournie continuellement par le Siège et le Bureau régional de l'Afrique selon les besoins.
En juillet 1999, une réunion a eu lieu à Tachkent, Ouzbékistan, pour instaurer un partenariat en vue de faire reculer le paludisme dans les républiques d'Asie centrale et au Kazakhstan. Les représentants des programmes de surveillance et de lutte antipaludique du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, et de l'Ouzbékistan, les représentants d'organisations des Nations Unies, d'institutions, d'ambassades, de banques internationales, d'ONG et de fondations ont assisté à la réunion. Les participants à la réunion se sont félicités des efforts faits par les autorités nationales, avec l'aide de l'OMS, pour affronter le problème du paludisme, spécialement vu le peu de ressources disponibles. Les conditions requises pour l'instauration d'un partenariat pour faire reculer le paludisme en Asie centrale sont déjà réunies et des mesures efficaces pourront être prises assez facilement grâce à la collaboration existante entre les républiques d'Asie centrale. Ces pays se sont déjà dotés d'un programme, d'un plan d'action et d'un budget indicatif.
Une base de données de suivi de pays est en cours de mise en place pour permettre l'échange d'informations clefs récentes sur l'action menée dans les pays pour faire reculer le paludisme. Cette base de données sera rattachée au système d'information Internet et donc accessible à tous les partenaires. Le contenu de la base de données a fait l'objet d'un débat et il a été approuvé au sein de l'OMS et il est actuellement à l'essai dans un petit nombre de pays. D'autres consultations avec les partenaires au sujet de cet instrument auront lieu lors de la réunion mondiale des partenaires en février.
Jalons:
| 1 Lancement du partenariat mondial par l'OMS, la Banque mondiale, l'UNICEF et le PNUD | octobre 1998
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| 2 Lettre du Directeur général invitant les chefs d'Etat africains à recruter du personnel pour l'initiative pour faire reculer le paludisme | octobre 1998 |
| 3 Consolidation du partenariat mondial pour faire reculer le paludisme par la première réunion mondiale des partenaires à Genève | décembre 1998 |
| 4 Tenue de consultations rapides par des équipes mixtes OMS, UNICEF, PNUD et Banque mondiale pour évaluer la situation et recenser les problèmes principaux dans six pays d'Afrique | nov.1998-mars1999 |
| 5 Formation de l'alliance OMS - UNICEF pour faire reculer le paludisme dans la sous-région du Mékong, et réunion des partenaires pour lancer l'initiative RBM | mars 1999 |
6 Réunions de consensus sous-régionales:
Afrique occidentale (Abidjan) Afrique septentrionale et orientale (Nairobi) Afrique australe (Maputo) Afrique centrale (Yaounde) Asie du Sud-Est (New Delhi) Asie centrale Amazonie (Lima) Moyen-Orient (Le Caire) |
mars 1999 mars 1999 avril 1999 avril 1999 avril 1999 mai 1999 juillet 1999 octobre 1999 septembre 1999 |
| 7 Réunions de mise en route dans les pays | en cours |
| 8 Détachement de représentants de l'USAID, de la Banque mondiale et des CDC au projet du Cabinet | mar.-déc. 1999 |
| 9 Retraite RBM avec des personnels de toute l'Organisation | mai 1999 |
| 10 Discussions et engagement au Sommet du G7 | juin 1999 |
| 11 Deuxième réunion mondiale des partenaires à Harare | juillet 1999 |
| 12 Réunion des principaux partenaires en Afrique pour choisir onze pays "phares" du partenariat | juillet 1999 |
Situation actuelle:
Les activités préparatoires pour faire reculer le paludisme dans de nombreux pays prennent progressivement leur essor. De nombreux chefs d'Etat de pays impaludés en Afrique ont déclaré par écrit que leur pays s'était engagé vis-à-vis du mouvement mondial pour faire reculer le paludisme. A la suite des réunions de consensus, un certain nombre de pays ont élaboré des plans pour la mise en route de RBM dans leur pays avec l'appui des bureaux régionaux de l'OMS. Les principales intentions émises par les pays sont les suivantes:
Pendant cette période, les pays ont également continué à mettre en œuvre les mesures prioritaires de lutte contre le paludisme. L'OMS a activement soutenu les activités en cours et les activités pour la mise en route de l'initiative pour faire reculer le paludisme, financièrement et par une assistance technique.
Le document ci-joint "Faire reculer le paludisme: progrès par pays" décrit la situation actuelle dans chaque pays d'endémie et résume leurs activités RBM à ce jour.
3 Conseils techniques relatifs à l'action pour faire reculer le paludisme fournis sous la forme d'une aide pour le renforcement des capacités dans les pays (recherche opérationnelle et prise de décisions sur la base de données factuelles) et fourniture d'avis cohérents et de qualité, le cas échéant
Approche:
Par le biais de son projet du Cabinet RBM, l'OMS s'acquitte de la fonction de Secrétariat du partenariat mondial RBM. Dans cette capacité, le projet du Cabinet joue un rôle directeur dans l'élaboration de la stratégie, l'obtention d'un consensus et l'action de catalyseur. Il incombe à l'OMS dans son ensemble, en tant que l'un des partenaires mondiaux, de soutenir l'action dans les pays en fonction de ses avantages comparatifs.
Dans ce contexte, il appartient en général à l'OMS de fixer des normes techniques et de fournir un soutien technique. Le projet du Cabinet de l'OMS Faire reculer le paludisme est chargé de veiller à ce que ce soutien soit plus efficace et mieux adapté aux besoins et à ce qu'il prenne en compte les nouveaux concepts, approches et stratégies associés au mouvement RBM. A cette fin, il peut utiliser les avantages comparatifs des autres partenaires.
Les activités de l'OMS liées à ce résultat sont mises en œuvre par les départements de différents Groupes du Siège et par les départements correspondants des bureaux régionaux après un travail d'équipe basé sur des visioconférences régulières et des réunions occasionnelles. Le projet du Cabinet RBM offre un cadre commun, des apports stratégiques et des ressources supplémentaires conçus pour augmenter l'efficacité de ces activités techniques.
Le soutien efficace de l'OMS à l'action dans les pays recouvre les aspects suivants:
1. Capacité - Renforcer la capacité et le fonctionnement des pays impaludés et des bureaux régionaux et de pays de l'OMS
2. Directives - Elaborer et diffuser des directives fondées sur les meilleures données factuelles disponibles. Les directives sont revues et modifiées sur la base des résultats des recherches opérationnelles et autres et adaptées le cas échéant pour refléter les réalités techniques, institutionnelles et politiques du pays.
3. Soutien technique coordonné - Fournir aux pays un soutien technique dans un certain nombre de domaines essentiels leur permettant d'utiliser les avantages comparatifs de l'OMS et d'un réseau élargi de partenaires RBM.
Progrès:
Capacité - Le manque de capacités humaines et de formation satisfaisante dans les pays a été reconnu à plusieurs reprises comme un obstacle majeur au progrès des efforts déployés pour faire reculer le paludisme. A cet effet, le Groupe Maladies transmissibles (CDS) au Siège de l'OMS, avec l'appui de la Banque mondiale, a été associé à l'élaboration et à la production de matériels de formation sur le paludisme destinés à la plupart des catégories d'agents de santé et de matériels IEC destinés aux écoles et aux communautés. Les domaines de compétence couverts comprennent le diagnostic, la prise en charge des cas, la lutte antivectorielle, la gestion du programme par les communautés/écoles et l'épidémiologie. Un certain nombre de cours de formation ont en outre été mis au point avec le soutien de la Banque mondiale et de centres collaborateurs de l'OMS:
| Cours international sur le paludisme et d'autres maladies tropicales et planification des activités de lutte | AFR |
| ACTMalaria, Gestion des opérations antipaludiques sur le terrain | SEAR/WPR |
| Cours de formation international sur le paludisme et planification des activités de lutte | EMR |
| Cours de formation régional sur la lutte antivectorielle complète | SEAR |
| Cours de formation régional sur le paludisme et planification des activités de lutte | EUR |
Le Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental a en outre fourni un soutien financier et technique pour la tenue d'un cours de formation international sur la paludologie de base, organisé conjointement par le Service de lutte contre le paludisme et le Conseil pour la coopération technique des Philippines en février 1999. Les participants venaient des pays suivants: Cambodge, Chine, Laos, Viet Nam, Iles Salomon, Vanuatu et Philippines.
Directives - Tous les départements de l'OMS continuent de participer activement à l'élaboration et la diffusion de directives fondées sur les meilleures données factuelles disponibles. Les directives sont revues et modifiées en fonction des résultats des recherches opérationnelles et autres et adaptées, le cas échéant, pour refléter les réalités techniques, institutionnelles et politiques du pays (voir la section sur la recherche ci-après). Ces directives sont ensuite adaptées et traduites.
Soutien technique coordonné - Un soutien technique est fourni continuellement au moyen des mécanismes d'appui technique existants de l'OMS dans les pays, les régions et au Siège. Des questions spécifiques requérant un soutien technique ont en outre été définies. Des systèmes sont actuellement mis en place pour la fourniture d'un soutien technique coordonné entre tous les partenaires de façon à renforcer la capacité nationale à évaluer et résoudre les difficultés liées au programme et les problèmes d'orientation. Dans certains cas, des réseaux coordonnés de personnels compétents communs à plusieurs institutions et plusieurs pays sont mis en place. Nombre de ces réseaux seront basés dans le pays ou la région concerné, dont ils utiliseront le personnel.
Des progrès ont été réalisés dans un certain nombre des domaines techniques recensés ci-après. Pour chacun de ces domaines, des détails peuvent être obtenus sur l'évolution et l'approche suivie.
a. Analyse de la situation
Des instruments d'analyse de la situation - notamment pour l'Afrique - ont été mis au point en 1998 par un groupe d'experts pluridisciplinaire qui s'est fondé sur le travail du Siège de l'OMS et des bureaux régionaux. Les instruments servent à analyser la situation relative au paludisme et la réponse du secteur de la santé, en particulier au niveau communautaire. Ils sont suffisamment souples pour utiliser les évaluations existantes et nécessitent un minimum de collecte et d'analyse de données nouvelles. En 1999, les instruments ont fait l'objet d'essais préalables aux niveaux national, du district et de la communauté dans quatre pays d'Afrique et ils ont été mis à la disposition de pays d'endémie en mars 1999. La méthodologie est maintenant adaptée et utilisée par de nombreux pays d'Afrique dans le cadre du processus national de mise en œuvre de la stratégie RBM. Elle a été adaptée pour l'Asie du Sud-Est en avril 1999.
b. Cartographie de la charge paludéenne et accès aux soins de santé
Des techniques nouvelles de cartographie détaillée du risque paludéen utilisant des modèles mathématiques de transmission du paludisme, d'informations météorologiques et d'images transmises par satellite ont été mises au point récemment. Associées à des données géographiques sur la localisation des populations et des services de santé, ces techniques nouvelles permettent de dresser la carte de la stratification des risques de paludisme, des populations exposées et de leur accès aux services de santé, et de faciliter l'estimation de la charge de morbidité paludéenne. Des modèles spatiotemporels d'épidémies de paludisme ont été élaborés pour améliorer la prévision en temps opportun des épidémies de paludisme sur la base de données météorologiques. En collaboration avec des équipes du Groupe Maladies transmissibles, le projet RBM a examiné la disponibilité de cartes détaillées des risques de paludisme, encouragé la collaboration et formulé des propositions visant à améliorer leur utilité et leur accessibilité pour les pays tout en travaillant avec les autorités nationales sur leur utilisation.
Le système a été introduit dans la région australe de l'Afrique et en Asie du Sud-Est pour améliorer la surveillance, la planification et le suivi des interventions contre le paludisme et faciliter le renforcement des services de santé. Le système utilise aussi un protocole mis au point par le projet MALSAT qui permet l'intégration de 10 images différentes de précipitations journalières pour faciliter le suivi de la variabilité d'une année à l'autre et la prévision des épidémies de paludisme. La mise au point d'un système d'information géographique mondial intégrant divers ensembles de données -populations exposées, pharmacorésistance, endémicité du paludisme, et couverture et accessibilité des services de santé - a commencé.
c. Améliorer la réponse des systèmes de santé
L'action pour faire reculer le paludisme sera durable si elle est intégrée dans les actions visant à développer le secteur de la santé. Le soutien technique dans ce domaine repose sur l'expérience du département Systèmes de santé de l'OMS. Il nécessite la fusion des concepts de lutte contre les maladies transmissibles et de réforme des systèmes de santé, et privilégie les résultats. Un travail opérationnel ciblé est entrepris sur l'interface entre la PCIME et RBM par différents départements du Siège et des régions OMS et par l'UNICEF. Les questions liées au financement au niveau des pays seront évaluées par la Banque mondiale et le Département pour le développement international (DfID). On s'efforce de déterminer comment RBM peut travailler dans des systèmes de santé décentralisés et d'étudier les possibilités de synergie entre les approches pour faire reculer le paludisme, lutter contre l'infection à VIH, réduire la tuberculose et combattre la dengue et la leishmaniose.
d. Surveillance du paludisme et mesures face aux épidémies
Un réseau de soutien technique incluant un certain nombre d'institutions et d'organismes a été créé en novembre 1998 dans le Groupe CDS de l'OMS. Il avait pour objectif d'élaborer des méthodologies et de soutenir les pays exposés aux épidémies dans deux domaines complémentaires: i) prévision et prévention et ii) détection précoce et lutte contre les épidémies de paludisme. Le réseau relie les données de surveillance provenant des systèmes de surveillance des pays et des régions et il permet l'analyse systématique et rapide de ces informations, qui peuvent ainsi servir à prévoir et détecter les épidémies dès que possible.
e. Situations d'urgence complexes
Un réseau de soutien technique pour faire reculer le paludisme dans les situations d'urgence complexes a été officiellement créé par le département OMS Secours d'urgence et action humanitaire. Ce réseau est composé d'experts de l'OMS, du HCR, de l'UNICEF, des CDC, du Malaria Consortium, de Médecins sans frontières et de Merlin. L'objectif de ce réseau est de s'occuper d'un certain nombre des problèmes qui se posent dans les situations d'urgence complexes: insuffisance des connaissances techniques sur le paludisme dans les organismes opérationnels, manque d'informations sur la pharmacorésistance, accès différé aux fournitures, mauvaise coordination entre les multiples organisations qui dispensent des soins de santé, failles de la recherche et insuffisance des données sur le poids du paludisme dans ces situations.
RBM, au moyen de ce réseau, améliorera la coordination entre les autorités nationales/locales, les institutions des Nations Unies et les ONG et veillera à ce que ces activités associent les systèmes de santé locaux existants. Le réseau surveillera la charge de morbidité paludéenne au moyen de systèmes intégrés de surveillance de la maladie et il soutiendra des projets de recherche opérationnelle. Le réseau vise actuellement seize pays, dont douze en Afrique. Une stratégie de lutte contre le paludisme dans les situations d'urgence complexes a été mise au point et diffusée à toutes les principales ONG. Des études de cas ont été entreprises dans huit pays et les profiles épidémiologiques de 7 pays ont été établis. Un manuel interorganisations sur le paludisme dans les situations d'urgence complexes est en préparation. Une base de données sur le paludisme dans seize pays touchés par des situations d'urgence complexes est en préparation et elle sera reliée au site web RBM. Des activités pour faire reculer le paludisme sont mises en œuvre au Timor Oriental en collaboration avec des ONG, le CIR et Merlin. Les priorités de la recherche opérationnelle ont été définies. Une réunion des ONG et des donateurs concernés aura lieu en février 2000. Le plan de travail des activités dans les pays dans une situation d'urgence complexe a été mis au point pour 2000-2001 sur la base des recommandations du réseau.
f. Réduction de la transmission et lutte antivectorielle
Tissus imprégnés d'insecticides - En octobre 1998, un réseau de soutien technique sur les moustiquaires imprégnées d'insecticide a été créé dans le cadre de CDS, sous la responsabilité de l'UNICEF. Plusieurs partenaires y collaborent et ils ont affiné le mandat du réseau.
Le projet du Cabinet de l'OMS RBM collabore étroitement avec le Bureau régional de l'Afrique en vue de la création d'une base de données sur la sensibilité des principaux vecteurs de la région africaine à un certain nombre d'insecticides. Ces données seront rassemblées par les chercheurs de six pays (Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Kenya, Malawi et Sénégal). La surveillance de la résistance sera renforcée au niveau mondial, l'attention portant spécialement sur la résistance au pyréthrinoïde (distribution et évaluation de son impact sur l'efficacité des moustiquaires imprégnées). Des stratégies seront provisoirement élaborées et encouragées dans les pays pour résoudre les problèmes de résistance.
L'effet des moustiquaires sur la transmission du paludisme, la morbidité et la mortalité générale est désormais établi. Il subsiste cependant plusieurs problèmes liés à la commercialisation, à l'utilisation appropriée et la ré-imprégnation périodique des moustiquaires, et il faudra trouver des solutions pour faciliter l'utilisation sur une grande échelle des moustiquaires imprégnées d'insecticide dans les zones impaludées, spécialement en Afrique. Les besoins restants en matière de recherche opérationnelle sont en cours d'évaluation, par ex. les problèmes de commercialisation et de distribution, l'utilisation appropriée et la ré-imprégnation des moustiquaires, y compris la sécurité et la commodité d'emploi de nécessaires de ré-imprégnation dans les foyers, la ré-imprégnation étant l'une des questions centrales. Un groupe de lutte antivectorielle, dans le Groupe CDS, cherche actuellement à déterminer si les moustiquaires peuvent être imprégnées de telle façon que l'insecticide résiste aux lavages et reste efficace tant que dure la moustiquaire (de quatre à cinq ans). Des premiers essais ont été faits et, sur cette base, l'OMS a commencé à collaborer avec des fabricants de textiles et de moustiquaires en vue de la conception de moustiquaires durables du même type. D'autres types de moustiquaires durables devraient être disponibles au cours de ces deux prochaines années pour la réalisation d'essais sur une grande échelle, dotés d'une composante recherche opérationnelle.
Lutte antivectorielle - Le groupe de la lutte antivectorielle dans le Groupe CDS est l'hôte du système OMS d'évaluation des pesticides (WHOPES), seul programme international à promouvoir et coordonner la mise à l'essai et l'évaluation des pesticides proposés en santé publique. En 1999, WHOPES a évalué un grand nombre de produits et de composés chimiques en concertation avec 17 établissements. L'évaluation des autres composés pour l'imprégnation des moustiquaires contre les vecteurs du paludisme sera achevée avant la fin de l'année. Une base de données WHOPES a été élaborée et une version d'essai a été communiquée aux bureaux régionaux et à certains établissements pour qu'ils en évaluent le contenu, la facilité d'utilisation et la conception. WHOPES a organisé une réunion sur les recommandations relatives aux larvicides bactériens utilisés en santé publique qui a eu lieu à Genève cette année et il a entrepris les préparatifs de la deuxième réunion de la Collaboration mondiale pour les pesticides utilisés en santé publique (GCDPP) qui se tiendra à Genève les 6 et 7 avril 2000. Il a aussi entrepris la production de deux documents traitant de la récente décision internationale sur la production et l'utilisation du DDT, ainsi que d'un manuel sur la pulvérisation d'insecticides à effet rémanent dans les locaux et un document de synthèse sur les insecticides destinés à l'imprégnation des moustiquaires contre les vecteurs du paludisme. L'Inde, le Myanmar et la Thaïlande abandonnent progressivement le DDT dans les programmes de lutte antipaludique. En collaboration étroite avec les bureaux régionaux de l'OMS, WHOPES a étendu ses services de contrôle de la qualité des pesticides à l'usage des pays membres. Il existe actuellement 3 centres collaborateurs désignés pour ces activités en Argentine, en Belgique et au Pakistan. Un autre centre devrait être désigné prochainement pour le contrôle de la qualité des pesticides dans la région de l'Afrique.
L'organisation d'un réseau de soutien technique pour la réduction des risques de transmission au Bureau régional de l'Asie du Sud-Est est en cours. Le mandat, le plan de travail et la composition du réseau seront définitivement arrêtés lors de la réunion en mars 2000.
g. Prise en charge à domicile du paludisme
Un réseau de soutien technique sur l'amélioration de la qualité des soins à domicile a été mis en place avec le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) en janvier 1999 lors d'une réunion qui a eu lieu à Nairobi, Kenya. Un plan d'action du réseau a été émis au point et un consensus atteint sur la structure et la gestion. Un groupe de base de vingt membres du réseau élargi a été constitué pour recenser les priorités du plan d'action pour les activités interpays et dans les pays. Il a été proposé d'installer le secrétariat du réseau au Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique. Le recrutement d'un spécialiste en sciences sociales chargé de renforcer l'équipe RBM à AFRO et de gérer le secrétariat du réseau est en cours. Des consultations ont été entreprises pour l'élaboration d'une stratégie destinée à renforcer les interventions communautaires dans la région. Les activités prioritaires pour ces deux prochaines années sont les suivantes: 1) renforcer le potentiel de la division en recrutant un spécialiste en sciences sociales et un administrateur des données, 2) élaborer une base de données sur les personnes et les établissements associés aux interventions communautaires, 3) réunir le groupe de base tous les 6 mois, la première réunion étant prévue en novembre, 4 renforcer les interventions communautaires durables visant à améliorer la qualité des soins à domicile par des activités de sensibilisation et de mobilisation à tous les niveaux, 5) élaborer une stratégie de la communication, 6) améliorer les contacts entre les personnels de santé et les familles en renforçant les capacités.
h. Sensibilisation
Un réseau de "réponse rapide" par courrier électronique a été mis en place pour informer rapidement les partenaires de la parution de gros titres sur le paludisme dans leur région. Plus de 7000 points de vente de journaux sont surveillés par ce réseau et tous les articles sur le paludisme sont ensuite communiqués aux partenaires dans la région concernée. L'adresse de près de 500 partenaires potentiels a été ajoutée à ce réseau virtuel.
i. Amélioration de la prise en charge des cas
Des directives relatives à la prise en charge du paludisme grave élaborées par le Siège avaient été adaptées et affinées et utilisées de façon systématique à des fins de formation dans la région. Une formation interpays sur la prise en charge des cas de paludisme grave destinée aux médecins des petits hôpitaux avait été dispensée dans tous les pays d'endémie de la région de l'Asie du Sud-Est.
Diagnostic - Le diagnostic et le traitement rapides sont des éléments essentiels de la stratégie RBM. Une consultation informelle conjointe RBM/USAID sur le diagnostic du paludisme à la fin de ce siècle a été organisée à Genève du 25 au 27 octobre 1999 pour définir l'utilisation rationnelle de la microscopie et des épreuves de diagnostic rapide dans la lutte antipaludique, recenser les facteurs dont dépend le choix des méthodes de diagnostic du paludisme, définir les spécifications souhaitables des nouvelles épreuves de diagnostic du paludisme et formuler les sujets de recherche en suspens, et établir un calendrier de recherche. La consultation a réuni les auteurs des épreuves, les utilisateurs potentiels et d'autres partenaires intéressés pour évoquer les mesures futures qui garantiront le déploiement optimal des épreuves de diagnostic rapide dans la campagne mondiale pour faire reculer le paludisme.
Pharmacorésistance - Un réseau sur la résistance aux antipaludiques et les politiques de traitement a été mis en place au Bureau régional de l'Afrique à Harare, avec la participation d'autres départements de l'OMS. Le réseau a fonctionné avec 88 sites sentinelles dans 34 pays et il a reçu les rapports de 13 pays sur la sensibilité (soit une nette augmentation du nombre des sites sentinelles et des pays collaborateurs par rapport à l'année précédente). Des réunions nationales ont été organisées au Zimbabwe, en Erythrée, en Tanzanie et au Mozambique pour examiner les résultats sur la sensibilité et leur incidence sur la politique suivie. Il a ensuite été décidé d'actualiser les politiques de traitement antipaludique en Erythrée. La qualité des données a été évaluée en Gambie et au Nigeria. Les incidences économiques ont également été examinées avec l'unité d'économie sanitaire du Bureau régional de l'Afrique et des recherches opérationnelles ont été entreprises. Un soutien sera apporté au réseau régional réparti en quatre divisions sous-régionales, à commencer par le réseau de l'Afrique australe en novembre 1999.
Jalons:
| 1 Définition des zones nécessitant un soutien technique | juil.-sept. 1998 |
2 Instauration de mécanismes d'examen et planification préliminaire des réseaux de soutien technique
Accès aux médicaments et qualité des médicaments Cartographie de la charge de morbidité paludéenne et accès aux soins de santé Surveillance du paludisme et prise en charge des épidémies Le paludisme dans les situations d'urgence complexes Analyse de la situation Utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide Prise en charge du paludisme à domicile |
sept. 98- janv. 99 |
| 3 Révision des zones et des mécanismes à la lumière de l'élaboration de la stratégie, des réunions de consensus régionales et des besoins des pays | janv.-août 1999 |
| Les progrès dans ce domaine ont été plus lents que prévu en raison de l'extrême pénurie de fonds jusqu'en février 1999 et de la nécessité de fixer un ordre de priorité pour les travaux de mise en route dans les pays. | |
4. Soutien apporté aux recherches appliquées pour élaborer de nouvelles interventions RBM ou modifier celles qui existent et mise au point de nouveaux produits (pour le diagnostic, le traitement et/ou la prévention)
Approche:
Des mécanismes internationaux spéciaux de recherche et de développement doivent être mis en place, et ceux qui existent doivent être soutenus, pour permettre la mise au point de nouveaux outils améliorés de lutte contre le paludisme. RBM assurera la liaison entre le secteur public et le secteur privé pour répondre à la nécessité d'accélérer la mise au point d'antipaludiques. L'augmentation des investissements et le renforcement des accords de collaboration accéléreront en outre la mise au point de vaccins contre le paludisme. L'instauration de liens efficaces entre la communauté de la recherche et les responsables des activités de lutte sera facilitée et le renforcement du potentiel de recherche des pays d'endémie leur permettra d'engager des actions fondées sur des données factuelles pour faire reculer le paludisme.
Progrès:
L'initiative pour faire reculer le paludisme privilégie une application plus efficace des instruments existants pour réduire le poids du paludisme, les investissements stratégiques en faveur de l'affinement de ces instruments et la mise au point de nouvelles interventions et de nouveaux produits. En fait, sans les interventions et les produits mis au point ces dernières années, l'initiative RBM n'aurait rien de très nouveau à offrir. Le programme spécial coparrainé de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) a conduit ces efforts.
Les plans en vue de faire reculer le paludisme envisagent depuis le début un processus itératif continu a) définir les priorités de la mise au point d'interventions et de produits, et renforcer le potentiel de recherche, b) collaborer avec la communauté scientifique mondiale - au moyen d'un éventail de partenariats et d'initiatives - pour mener à bien ces actions prioritaires aussi efficacement que possible, c) utiliser les résultats des recherches fondamentales et stratégiques en cours et des recherches appliquées, et d) examiner les progrès accomplis, recenser les failles et rechercher les moyens d'y remédier.
Le partenariat s'est engagé à renforcer les capacités nécessaires, y compris celles de la communauté responsable des interventions, et à aider à la réalisation de recherches locales dans les pays et les régions impaludés. Il soutiendra aussi les initiatives de collecte de fonds pour les recherches stratégiques et le développement de produits adaptés à l'objectif plus lointain du projet Faire reculer le paludisme (aider à mettre au point des vaccins bloquant la transmission).
Si plusieurs laboratoires contribuent aux progrès de la médecine tropicale, il est évident que les laboratoires pharmaceutiques à but lucratif ont beaucoup plus à gagner financièrement en développant des médicaments destinés aux pays les plus développés. C'est pour parer à cela et pour encourager la mise au point d'antipaludiques, qu'a été créée l'Opération médicaments antipaludiques (MMV). Entreprise autonome à but non lucratif, MMV assurera la liaison entre le secteur public et le secteur privé. Elle utilisera des fonds publics pour accélérer la mise au point de nouveaux traitements antipaludiques efficaces. Les principales parties intéressées se sont réunies fin juillet 1999 pour planifier l'avenir de l'Opération, y compris les questions stratégiques et de gouvernance. L'OMS conservera un siège au conseil d'administration.
La pharmacorésistance accrue de falciparum et l'inefficacité croissante de la chloroquine et de l'association sulfadoxine/pyriméthamine donnent lieu à des discussions de politique générale. L'association de médicaments ayant des modes d'action différents semble donner fréquemment de meilleurs résultats. L'expérience faite à la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar avec l'artésunate et la méfloquine s'est soldée par des taux élevés de réussite thérapeutique et une réduction de la transmission du paludisme. Le programme spécial de recherche sur les maladies tropicales (TDR) et RBM ont donc entrepris une étude sur les associations médicamenteuses. Des essais communautaires de courte et de longue durée sont en cours, l'accent portant sur 11 études dans 9 pays d'Afrique, et l'association de 3 médicaments: l'artésunate associé à la chloroquine, l'amodiaquine ou le Fansidar selon les schémas de résistance locaux. Ces études devraient être achevées à la fin de l'année, toutes les données devant ensuite faire l'objet d'une méta-analyse. Il est prévu d'étendre les études à l'Amérique du sud et à l'Asie fin 1999/début 2000.
En octobre 1998, une réunion d'experts sur l'accès aux antipaludiques et leur qualité a conclu qu'une étude sur la qualité des antipaludiques était prioritaire. Coordonnée par le Groupe Technologie de la santé et produits pharmaceutiques, cette étude fournira les données factuelles requises pour les interventions et l'action de sensibilisation. Des équipes de pays incluant des fonctionnaires chargés du contrôle de la qualité des médicaments, des administrateurs de la lutte antipaludique et des administrateurs de l'approvisionnement pharmaceutique ont maintenant été constituées dans les pays suivants: Gabon, Ghana, Kenya, Mali, Mozambique, Soudan, Tanzanie et Zimbabwe. Un protocole d'étude a été convenu avec les Directeurs des bureaux régionaux de l'Afrique et de la Méditerranée orientale et une réunion d'information pour les chefs d'équipe a eu lieu à Accra, Ghana en octobre 1999. L'étude a commencé immédiatement après la réunion et un rapport est attendu pour la fin de l'année. La réunion a en outre permis de cimenter un réseau d'experts et de commencer les discussions sur la mise au point d'une stratégie et d'un plan d'action devant guider le soutien technique aux pays pour l'amélioration de l'accès aux médicaments essentiels, et spécialement aux antipaludiques.
L'OMS collabore avec le fond allemand Pharma Health pour évaluer la pertinence d'une méthode de contrôle rapide de la qualité que doivent utiliser les autorités de réglementation pharmaceutique pour effectuer des contrôles ponctuels de qualité suffisamment fiables pour justifier la mise en quarantaine d'envois douteux en attendant la confirmation des analyses de laboratoire.
Jalons:
| 1 Mise en place de l'Opération médicaments antipaludiques (MMV) et soutien apporté à cette opération | octobre 1998 |
| 2 Etude sur les incidences économiques du paludisme | novembre 1998 |
| 3 Début des discussions avec le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et les autres parties intéressées sur l'appui stratégique à la recherche et au développement de vaccins contre le paludisme | mars 1999 |
| 4 Organisation de négociations sur le financement par le secteur public et la production économique d'épreuves de diagnostic pour faire reculer le paludisme | mars 1999
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5. Intensification des résultats de l'action RBM par des mouvements sociaux en faveur de la santé: élaboration d'une stratégie à moyen terme
Approche:
Comme il est indiqué ci-dessus, l'un des principes clefs du projet Faire reculer le paludisme est que les mesures sont prises en fonction des priorités des pays et des communautés et que l'intérêt de la population, surtout des groupes marginalisés, est au centre du mouvement. Pour garantir sa pérennité, le mouvement social pour faire reculer le paludisme s'inscrit dans le cadre d'une action sociale élargie de développement sanitaire et humain.
Progrès:
L'OMS, en collaboration avec l'UNICEF, a défini les stratégies efficaces utilisées pour mobiliser une action communautaire dynamique face au paludisme et recueilli des informations sur ces stratégies. Ces récits de réussites avérées serviront ultérieurement de catalyseurs pour d'autres actions. RBM envisage la mobilisation sociale dans une perspective assez particulière: il facilitera, non pas un paradigme ascendant par opposition à un paradigme descendant, mais un échange horizontal entre communautés présentant des caractéristiques communes. Cette stratégie a été amplement examinée avec les collègues des bureaux régionaux de l'UNICEF en Afrique et en Asie. Des forums régionaux pour les fonctionnaires de la communication de l'OMS, de l'UNICEF et d'autres partenaires principaux, et pour leurs homologues nationaux, sont prévus. Ils seront l'occasion d'échanger des données et de tirer des leçons de l'expérience d'autrui concernant la mise au point d'une stratégie communautaire de communication et de mobilisation sociale. Il convient d'espérer que, grâce à ces forums et ces moyens de communication, RBM recensera et mettra en lumière de nombreux exemples d'actions communautaires efficaces.
Un groupe de travail de professionnels de l'OMS et d'autres partenaires va se réunir pour procéder à l'examen critique des éléments clefs de la lutte antipaludique, sur la base des données factuelles recueillies lors d'études précédentes; définir les apports nécessaires dans chaque cadre pour relever le défi RBM et examiner l'utilité potentielle de "modules" de prise en charge des cas, de marketing social, de franchises et d'autres mesures publiques-privées.
RBM a aussi entrepris une série d'études pour examiner des questions générales telles que la parité hommes-femmes, la pauvreté et l'économie. Des discussions intenses ont commencé et se poursuivront sur l'alliance du mouvement pour faire reculer le paludisme et des systèmes intersectoriels existants tels que la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), la maternité sans risque et les médicaments essentiels. La Banque mondiale a joué un rôle très actif dans ces domaines: l'organisation d'une conférence sur le paludisme et les problèmes d'infrastructure; une étude sur dossier de l'impact économique du paludisme en Afrique; la fourniture d'un soutien pour de nouveaux travaux sur le rapport coût-efficacité.
6. Capacité donnée aux autorités nationales de suivre les progrès, de surveiller les mesures destinées à faire reculer le paludisme - et d'en évaluer l'impact
Approche:
L'une des principales fonctions de l'OMS dans le partenariat est de veiller à ce que tous les aspects des progrès de l'action pour faire reculer le paludisme fassent l'objet d'un suivi et de rendre compte au niveau mondial sur l'action menée. Le mouvement pour faire reculer le paludisme constituant un nouveau mode de travail dans le domaine de la santé publique, il est indispensable de surveiller les réussites et les échecs et de les analyser aux plans de la quantité et de la qualité. Ce suivi nécessite un mécanisme permettant le partage des informations sur toutes les actions et tous les aspects du mouvement pour faire reculer le paludisme avec les partenaires, au niveau mondial et dans les pays.
Progrès:
Un groupe de suivi où sont représentés tous les Groupes de l'OMS a été créé. Il a élaboré une proposition consensuelle portant sur un cadre de suivi reconnaissant les domaines critiques pour la surveillance de l'impact et des résultats de RBM. Ces domaines critiques sont directement liés aux objectifs RBM: i) impact sur la charge de morbidité paludéenne, ii) améliorations de la prévention et du traitement du paludisme, iii) développement connexe du secteur de la santé et iv) soutien technique et instauration de partenariats. A des fins de cohérence entre les pays et les régions, il convient d'espérer qu'ils utiliseront tous ce cadre pour concevoir leur propre système de surveillance (avec 5-10 indicateurs axés sur les interventions selon l'épidémiologie locale du paludisme et la stratégie effectivement mise en œuvre pour faire reculer le paludisme).
Le cadre de l'approche et les indicateurs clefs pour le suivi de RBM ont fait l'objet de nombreuses discussions. Le cadre sera examiné à la prochaine réunion des partenaires au mois de février. Les travaux sur les caractéristiques techniques de la méthodologie du suivi sont bien avancés et le PNUD a accepté de financer une proposition conjointe TDR/RBM de recherche sur les méthodes de suivi communautaire.