Décembre 1999

LE PROJET DU CABINET

Faire reculer le paludisme
Cadre logique
1998-2001

A l'occasion de l'élaboration du plan de travail composite pour l'ensemble de l'OMS, nous avons révisé notre cadre logique afin de refléter l'évolution actuelle du projet du Cabinet. Chacun des résultats et la plupart des indicateurs ont été affinés pour mieux refléter la stratégie et l'orientation actuelles. Les modifications ne s'écartent pas de façon fondamentale de ce qui avait été fixé, mais constituent plutôt une articulation plus poussée de notre réflexion à la suite de discussions élargies avec les membres du personnel intéressés dans l'ensemble de l'Organisation (y compris les bureaux régionaux).

Structure Détail Indicateurs objectivement vérifiables Etat d'avancement
Objectif Optimiser l'impact du partenariat mondial pour faire reculer le paludisme et assurer l'efficacité de l'OMS et des organismes qui lui sont associés dans ce partenariat.
  • Stratégie mondiale pour faire reculer le paludisme élaborée ; volets approuvés – servant de base à l'action.
  • Stratégies des partenaires définies : ils examinent les progrès enregistrés et ont l'occasion de déterminer ensemble des approches relatives au financement.
  • Le projet fournit à l'OMS une stratégie et une orientation claires, uniformément appliquées dans toute l'Organisation.
  • L'évaluation des progrès conduit à une révision de l'approche.
  • Les moyens d'action de l'OMS sont renforcés pour qu'elle puisse agir en tant qu'entité plus efficace et plus unifiée.
 
Résultat 1 Communication du concept, de la stratégie et de l'approche RBM, des progrès accomplis et activités de plaidoyer pour mobiliser l'engagement politique et les ressources.
  • Tous les Départements à tous les niveaux participent au projet du Cabinet et sont impliqués dans la prise de décision.
  • Un consensus sur les principes et éléments centraux pour faire reculer le paludisme est recueilli à l'OMS et chez les partenaires.
  • Une orientation stratégique permanente est fournie pour que l'OMS et les autres partenaires contribuent à faire reculer le paludisme.
  • Des activités de plaidoyer sont entreprises au niveau mondial conformément à une stratégie commune de communication.
  • Un système d'information complet sur Internet est élaboré et maintenu pour faciliter la diffusion rapide de l'information et la collaboration.
  • Des ressources accrues sont mobilisées pour appuyer l'action visant à faire reculer le paludisme.
  • Le plan de travail pour faire reculer le paludisme au niveau de l'ensemble de l'Organisation est élaboré et réexaminé régulièrement.
  • L'action au Siège, au niveau régional et au niveau interpays, a été harmonisée par des contacts réguliers et des rôles clairement définis. Dans le cadre du Siège, des réunions hebdomadaires ont lieu avec l'ensemble de l'équipe RBM élargie (y compris les participants d'autres Groupes ou Départements).
  • Les concepts et principes fondamentaux de RBM ont été élaborés par des discussions avec les membres du personnel du Siège, des Régions et des pays, des personnels d'autres partenaires, des législateurs et des responsables des pays touchés par le paludisme, des chercheurs et d'autres parties intéressées.
  • L'élaboration du premier plan de travail composite de l'ensemble de l'OMS pour faire reculer le paludisme est pratiquement terminée. Ce plan décrit toutes les activités liées au paludisme de l'ensemble de l'Organisation prévues en 2000-2001.
  • La stratégie RBM a été adoptée dans une grande partie de l'OMS et chez plusieurs partenaires clés. RBM offre une orientation stratégique dans un éventail de domaines clés.
  • RBM a commencé à se fabriquer une « marque » par l'adoption d'un logo et la diffusion de plusieurs matériels de promotion clés, notamment des brochures, des aide-mémoire et des dossiers.
  • Les préparatifs de la prochaine réunion des chefs d'Etats africains au Nigéria en avril 2000 ont commencé en collaboration avec les responsables nationaux et les partenaires clés.
  • Le projet RBM est mis en évidence par des manifestations organisées dans les médias, par exemple la récente campagne dans la presse sur le thème « Une moustiquaire de lit pour chaque enfant africain ».
  • Un site web relié à une base de données en est au stade de la mise au point finale avant le lancement ; la présentation graphique, le contenu et la programmation respectent les délais pour la mise à l'épreuve sur le site avant le lancement le 3 janvier 2000 ; le lancement officiel est prévu lors de la réunion des partenaires mondiaux, le 2 février 2000.
  • Des ressources substantielles ont été mobilisées en 1998-1999 et les recettes perçues dépassent légèrement le budget prévu de US $20 millions pour la phase préparatoire.
Résultat 2 Les autorités nationales, les partenaires du développement et d'autres groupes sont appuyés à mesure qu'ils mettent en place des partenariats au niveau des pays à l'appui de l'action de RBM.
  • Les six volets de la stratégie sont arrêtés et adoptés par d'autres organisations.
  • Un engagement durable est obtenu en faveur du partenariat entre différents groupes d'intérêt (secteur public, organismes à but non lucratif, secteur privé).
  • Des relations de travail appropriées et des formes d'association pour le partenariat sont mises en place et arrêtées.
  • Des liens forts et efficaces sont maintenus avec les partenaires de même que les communications.
  • Un forum pour un groupe de direction du partenariat est envisagé et/ou établi pour garantir le fonctionnement optimal du partenariat mondial RBM et l'utilisation optimale des ressources pour la généralisation.
  • Des réunions annuelles du partenariat mondial sont organisées.
  • Des partenariats de pays et des partenariats régionaux dépassant le secteur de la santé sont favorisés et répondent aux besoins et aux demandes.
  • La mise sur pied de mouvements sociaux est favorisée sur la base d'actions communautaires efficaces.
  • L'information sur les flux de ressources de pays et les résultats est suivie, synthétisée et échangée.
  • La capacité de pays et la capacité régionale de catalyser les partenariats et les mouvements sociaux sont renforcées. La troisième réunion des partenaires mondiaux doit avoir lieu les 2 et 3 février 2000 à Genève. La première réunion a également eu lieu à Genève en décembre 1998 et la deuxième à Harare en juin 1999.
  • Des évaluations rapides ont été effectuées dans six pays africains par une équipe de la Banque mondiale, de l'UNICEF, du PNUD et de l'OMS en consultation avec des responsables des autorités nationales afin de dégager une vue d'ensemble des besoins propres aux différents pays et propres à l'ensemble des pays ainsi que des possibilités de collaboration interinstitutions sur le terrain.
  • Un large appui et un consensus ont été obtenus sur les six volets de la stratégie Faire reculer le paludisme sur la base de la stratégie mondiale de lutte antipaludique de l'OMS approuvée à Amsterdam en 1992.
  • Le DFID, l'USAID, la Banque mondiale, la Banque africaine de Développement, le PNUD et l'UNICEF ont choisi 11 pays africains dans lesquels on mettra l'accent sur les partenariats RBM de pays. Le DFID et la Banque mondiale se sont engagés à fournir des consultants sur le financement de l'action RBM au niveau des pays.
  • Les consultations et la programmation commune avec la BAD, la Banque mondiale et RBM sur le financement par les banques au niveau des pays mettent l'accent sur le partenariat et le développement de l'action RBM dans le cadre de projets intersectoriels et d'infrastructure dans les pays.
  • Trois consultations majeures avec des groupes d'ONG et cinq séminaires avec des chercheurs pour examiner les formes d'association avec RBM.
  • Une partie importante de la prochaine troisième réunion des partenaires mondiaux (février 2000) sera consacrée directement aux questions concernant les relations de travail et les formes d'association pour le partenariat.
  • La Banque mondiale, l'USAID et les CDC ont détaché des membres de leur personnel auprès du projet du Cabinet Faire reculer le paludisme de l'OMS pour renforcer l'efficacité de l'approche.
  • Une série de réunions régionales ont eu lieu dans l'ensemble de l'Asie, de l'Afrique, de l'Europe centrale, de l'Amazonie et de la Région de la Méditerranée orientale pour élargir le consensus autour des principes, objectifs et caractéristiques du projet Faire reculer le paludisme et déterminer la forme qu'il prendra au niveau des pays et au niveau régional.
  • A la suite des réunions visant à renforcer le consensus, pas moins de 21 pays ont fait d'excellents progrès dans la mise en route, avec des déclarations d'intention fondées sur un consensus entre l'ensemble des partenaires.
  • L'OMS a l'intention d'appuyer des séries d'études de cas pour illustrer les éléments/facteurs critiques qui contribuent et/ou conduisent à une action de catalyseur social et à la diffusion de ces résultats en compagnie de l'UNICEF et du PNUD.
  • Une base de données suivant la situation dans les pays est en cours d'élaboration pour permettre un échange à jour d'informations clés sur l'action des pays pour faire reculer le paludisme. Cette base de données sera liée au système d'information sur Internet et sera donc facilement accessible. Le contenu de la base de données a été discuté et arrêté au sein de l'OMS et il en sera débattu lors de la prochaine réunion des partenaires.
  • Tout au long de la phase préparatoire, il est devenu évident que la collaboration dans le cadre d'un partenariat et d'un mouvement social représente une nouvelle approche pour la santé publique et suppose de ce fait une nouvelle série de compétences et de capacités. Au cours des deux prochaines années, ce type de capacité au niveau des pays et aux niveaux régional et mondial sera renforcé par la formation et l'expérience pratique.
Résultat 3 Orientation technique pour l'action visant à faire reculer le paludisme grâce à un appui pour renforcer la capacité des pays (en matière de recherche opérationnelle et de prise de décision sur les bases factuelles) et, le cas échéant, fourniture de conseils de bonne qualité et réguliers.
  • Examen permanent et, le cas échéant, mise à jour de normes mondiales et régionales d'action communautaire et d'action au niveau des pays pour faire reculer le paludisme.
  • Le personnel de l'OMS, les consultants et d'autres sont capables d'aider les pays à incorporer ces orientations au niveau national.
  • Renforcement de la capacité au niveau des pays pour permettre aux institutions nationales d'établir et de modifier des normes.
  • Renforcement de la capacité des bureaux des représentants de l'OMS et des bureaux régionaux d'assurer la fourniture rapide et efficace de conseils techniques.
  • Mise en place et entretien de réseaux d'experts pour renforcer la capacité au niveau des pays et entre partenaires.
  • Identification de questions critiques par le projet Faire reculer le paludisme à des intervalles réguliers : au besoin, RBM parraine des réseaux dans ces domaines.
  • La situation du paludisme et les efforts de lutte ont été examinés par un comité d'experts.
  • Une documentation a été réunie sur l'expérience et les leçons tirées de la mise en oeuvre accélérée de la lutte antipaludique en Afrique.
  • L'impact de la stratégie mondiale de la lutte antipaludique a été examiné.
  • Des principes directeurs ont été élaborés sur les nouveaux antipaludéens disponibles et la protection des voyageurs. Un manuel sur le paludisme a été publié en russe pour les pays de la Communauté des Etats indépendants. D'autres manuels sont en préparation.
  • Examen d'interventions à base communautaire et approches de lutte antipaludique en milieu urbain aux fins de l'élaboration politique et stratégique.
  • Des cours de formation internationaux et interpays sont entrepris sous différents aspects de la lutte antipaludique pour renforcer la capacité de planifier, d'appliquer, de surveiller et d'évaluer les activités du programme.
  • Un appui stratégique est fourni pour renforcer les établissements de formation nationaux. Un réseau de formateurs qualifiés est mis en place.
  • Matériels de formation élaborés et diffusés.
  • Plans d'action nationaux évalués et adaptés comprenant des activités au niveau communautaire.
  • Experts du paludisme engagés au Siège, au niveau régional, au niveau interpays et dans les pays (administrateurs de programmes nationaux) pour fournir des conseils techniques aux pays.
  • Des réseaux d'appui technique ont été établis et sont opérationnels dans les domaines suivants : 1) pharmaco-résistance, 2) meilleur accès aux médicaments, 3) cartographie du paludisme et soins de santé, 4) épidémies, 5) situations d'urgence complexes, 6) prise en charge à domicile, et 7) moustiquaires imprégnées d'insecticide.
  • Un groupe d'action politique sur l'association de médicaments et leur application a été mis sur pied et se réunit régulièrement.
Résultat 4 Appui à la recherche appliquée pour mettre au point de nouvelles interventions en faveur de RBM ou modifier des interventions existantes et élaboration de nouveaux produits (pour le diagnostic, le traitement et/ou la prévention).
  • Définition de l'orientation stratégique RBM pour la recherche et développement en collaboration avec TDR.
  • Définition des besoins en matière de recherche opérationnelle et stratégique et de mise au point de produits sur la base des lacunes, des outils et des produits pour RBM au niveau des pays.
  • Etablissement de liens avec les partenaires R&D pour que la fixation des priorités tienne compte des besoins de RBM.
  • Appui à des dispositifs visant à améliorer l'utilisation des conclusions de la recherche dans les politiques et les pratiques.
  • Produits, objectifs et activités d'orientation stratégique fixés avec TDR et SMT. Petits groupes de travail intérieurs organisés pour chaque indicateur objectivement vérifiable.
  • Appui à TDR pour la recherche et développement concernant les suppositoires à l'artésunate en vue d'un traitement d'urgence précoce des sujets dont la vie est menacée par le paludisme.
  • Examen de la mise au point de diagnostics rapides du paludisme pour stimuler le déploiement de technologies appropriées d'accélération de la lutte antipaludique.
  • Lancement de l'opération Médicaments antipaludiques par l'OMS, d'autres partenaires et des entreprises afin de mettre au point de nouveaux antipaludéens.
  • Examen de concepts d'orientation stratégique avec plusieurs établissements de recherche, notamment dans le cadre d'une réunion avec MIM à la Fondation Fogarty. Collaboration par l'intermédiaire de l'OMA pour établir des liens entre le secteur public et le secteur privé et avec le Fonds pharmaceutique allemand pour la Santé afin d'évaluer l'opportunité d'une méthode de dépistage rapide de qualité pour des vérifications fiables sur place.
  • Essais entrepris en collaboration avec TDR sur des associations polymédicamenteuses en Afrique à la suite de décisions politiques sur l'inefficacité croissante des médicaments isolés.
Résultat 5 Intensification des résultats de l'action RBM par des mouvements sociaux pour la santé : mise au point d'une stratégie à moyen terme.
  • Elaboration d'une stratégie à moyen terme pour obtenir de meilleurs résultats de l'action de RBM.
  • Examen des mécanismes visant à incorporer les opérations de RBM dans le cadre de la réforme en cours du secteur de la santé.
  • Efforts entrepris afin de catalyser l'action de RBM au-delà du secteur de la santé.
  • Questions plus larges de politique générale (sexospécificité, pauvreté, économie) explorées en relation avec l'intensification de l'action pour faire reculer le paludisme.
  • Un groupe de travail de professionnels de l'OMS et d'autres partenaires se réunira pour : procéder à l'examen critique des éléments clés de la lutte antipaludique sur la base des faits réunis dans de précédentes études ; déterminer les facteurs nécessaires dans chaque cadre pour répondre au défi RBM ; et envisager l'utilité éventuelle de « modules » pour la prise en charge des cas, le marketing social, le franchisage et d'autres activités de collaboration entre le secteur public et le secteur privé.
  • Un conseiller en politique a été détaché auprès du projet du Cabinet pour coordonner la mise au point d'un plan visant à incorporer RBM dans la réforme en cours du secteur de la santé, plus spécialement en ce qui concerne les options de financement et les liens avec la lutte contre la tuberculose et le VIH.
  • Les liens avec des institutions, notamment avec Harvard et la London School of Hygiene and Tropical Medicine, ont été développés, plus particulièrement en ce qui concerne les questions comme les crises économiques et les réalités institutionnelles.
Résultat 6 Les autorités nationales sont dotées de moyens pour suivre les progrès, surveiller les activités pour faire reculer le paludisme et évaluer leur impact.
  • Un groupe de surveillance créé à l'échelle de l'OMS est opérationnel.
  • Le cadre de la surveillance de RBM est élaboré et défini en accord avec tous les partenaires.
  • Des lignes directrices techniques sur la méthode de surveillance et les spécifications concernant les indicateurs sont élaborées en accord avec les partenaires.
  • Un plan pour la collecte des données de base est élaboré en accord avec les partenaires.
  • Appui à certains sites sentinelles pour la surveillance démographique.
  • Un groupe de travail bien établi représente tous les domaines pertinents de l'OMS ; le consensus est presque atteint sur les indicateurs et les définitions opérationnelles.
  • Un projet de cadre a été défini et fait l'objet d'une discussion interne et sera présenté pour examen lors de la réunion des partenaires en février.
  • Une proposition commune TDR/RBM de recherche sur les méthodes de surveillance à base communautaire est en cours d'élaboration.
  • Plus de 40 sites de surveillance démographique sont actuellement appuyés, dont 28 en Afrique.