THE WORLD BANK GROUP A World Free of Poverty
Home


Communiqué de presse No:
2001/302/AFR
Contacts:
Sharon Cox (202) 473-2035
scox1@worldbank.org
Stevan Jackson (202) 458-5054
sjackson@worldbank.org

LE PALUDISME FAIT DE PLUS EN PLUS DE VICTIMES, SURTOUT PARMI LES ENFANTS
La Banque mondiale, l'OMS, l'UNICEF et le PNUD veulent intensifier la lutte contre le paludisme

English

WASHINGTON, 18 avril 2001 -- Le paludisme, l'un des plus grands fléaux sanitaires du monde, est en train de regagner du terrain et cause, selon les estimations, plus d'un million de décès par an, dont 700 000 chez les enfants. Selon l'OMS, le paludisme tue chaque jour 3 000 enfants de moins de cinq ans ¯ chiffre comparable à celui des victimes du sida. Grâce à la poursuite de programmes énergiques de lutte contre le paludisme, le nombre de décès dus à cette maladie a considérablement diminué dans certains pays, mais des obstacles subsistent dans un grand nombre des pays les plus pauvres du monde.

La quatrième réunion du Partenariat mondial pour faire reculer le paludisme, qui se tiendra à Washington les 18 et 19 avril 2001 à l'invitation de la Banque mondiale, aura pour objet de mobiliser un appui pour l'exécution de programmes efficaces au niveau des pays. Elle réunira des autorités sanitaires et financières de 21 pays d'endémie, des représentants d'ONG, de sociétés, du secteur privé, de fondations, d'instituts de recherche, de bailleurs de fonds et d'institutions de l'ONU qui s'efforceront de parvenir à un accord sur les moyens de renforcer leurs capacités à élargir le champ des programmes de lutte contre le paludisme en dehors du cadre du secteur public et de celui de la santé.

« L'initiative pour faire reculer le paludisme a manifestement produit des résultats extraordinaires dans de nombreux pays du monde entier, en facilitant l'accès de centaines de milliers de membres de communautés pauvres à des services de prévention et de traitement » note le Dr Gro Harlem Brundtland, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé. « Cependant, il reste beaucoup à faire. J'espère que les organismes nationaux et internationaux, encouragés par les progrès accomplis, engageront de nouvelles ressources, qui permettront à des millions de personnes supplémentaires de bénéficier de l'initiative pour faire reculer le paludisme. »

Le paludisme, qui fait un nombre croissant de victimes, réduit à l'impuissance les services de santé nationaux, perpétue la pauvreté et affaiblit la société, surtout en Afrique subsaharienne, où surviennent 90 % des cas. Le coût des mesures de prévention et des traitements absorbe les maigres ressources des ménages, et la maladie continue d'avoir des répercussions négatives sur la santé des enfants.

« Le paludisme est bien plus qu'un problème de santé publique. Dans de nombreux pays, où il s'attaque aux pauvres et, surtout aux enfants qui sont sans défense, il pose également un grave danger pour le développement » explique James Wolfensohn, président de la Banque mondiale. « Nous devons leur fournir ces défenses. Nous avons constaté en Asie, en Amérique latine et dans certains pays africains, qu'il est possible de lutter contre le paludisme lorsqu'on a les outils et les ressources financières nécessaires. Nous ne devons épargner aucun effort pour collaborer avec les ONG locales et le secteur privé à la lutte contre ce fléau à l'échelon local, et avec les gouvernements à la transformation de programmes locaux en stratégies nationales. »

Les réunions sont l'occasion d'échanger des données d'expérience sur les efforts déployés pour étendre la portée des partenariats forgés en vue d'atteindre l'objectif de l'initiative pour faire reculer le paludisme (RBM), à savoir réduire de moitié la charge qu'il représente d'ici à 2010. Elles permettront aussi d'examiner le rôle des pouvoirs publics et la contribution que pourraient offrir le secteur privé et les ONG à la formation de meilleurs partenariats pour replacer les programmes anti-paludéens dans un cadre plus vaste que celui de la santé publique. Les participants aborderont également les problèmes que leur posent la mobilisation et l'utilisation efficace des ressources extérieures, ainsi que les opportunités, offertes par le biais des stratégies nationales de réduction de la pauvreté et l'Initiative PPTE renforcée, d'accroître la portée des programmes de lutte contre le paludisme qui ont donné de bons résultats.

L'initiative RBM a été lancée conjointement par la Banque mondiale, l'OMS, l'UNICEF et le PNUD en novembre 1998 à New York pour répondre aux préoccupations des chefs d'État de plus de 30 pays d'endémie et s'attaquer aux problèmes particuliers auxquels sont confrontées les communautés pauvres de ces pays.

La RBM est placée sous la direction de David Alnwick qui a assumé ses fonctions de chef de projet en janvier 2001, après avoir, pendant trois ans, dirigé la Section Santé de la Division des programmes aux bureaux de l'UNICEF à New York. L'initiative RBM n'est pas un mécanisme de financement ; elle a pour objet de fournir un appui aux pays, par le biais de partenariats mondiaux, pour leur assurer un accès aux informations, aux technologies et aux ressources financières requises pour réduire la charge que constitue le paludisme.
Trois Exemples

Azerbaïdjan : partenariat entre le secteur public et le secteur privé

Le bond alarmant du nombre de cas de paludisme observé en Azerbaïdjan vers le milieu des années 90 est actuellement endigué grâce aux efforts d'un partenariat public-privé forgé en 1998 par le Partenariat mondial pour faire reculer le paludisme.

La première année, le programme de lutte contre le paludisme, financé par une société multinationale privée et bénéficiant de l'appui d'une organisation internationale et autres institutions de l'ONU, a contribué à réduire de plus de moitié le nombre de cas de paludisme.


Éthiopie : participation des communautés

Dans la région du Tigré, au nord de l'Éthiopie, où moins de la moitié de la population vit trop loin d'un centre de santé pour pouvoir s'y rendre aisément, plus d'un demi-million de paludéens sont soignés chaque année par un réseau de quelque 700 agents sanitaires bénévoles.

Des mères sont recrutées pour enseigner à d'autres mères comment diagnostiquer et soigner un cas de paludisme à domicile. Ce système a permis de réduire de 40 % le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans. Le taux de mortalité observé pour les enfants de villages non couverts par ce programme reste élevé.

Cambodge : un pays déterminé

Plus de la moitié des Cambodgiens vivent dans des régions vallonnées, ou travaillent dans des forêts où le paludisme est endémique. Le taux de prévalence de cette maladie dépasse 50 % pour les enfants des villages des collines.

Le programme national de lutte contre le paludisme rassemble différents partenaires, dont la Fédération internationale de la Croix Rouge, la Commission européenne et l'OMS, pour lutter contre les flambées épidémiques dans les zones rurales du pays. La détermination du Cambodge à lutter contre le paludisme a permis de sensiblement réduire le nombre de cas observé chaque année.

Pour de plus amples informations sur l'initiative pour faire reculer le paludisme, rendez vous sur le site web :
www.rbm.who.int/
Pour de plus amples informations sur la Banque mondiale, rendez-vous à :
www.worldbank.org
Pour de plus amples informations sur l'Organisation mondiale de la santé, rendez-vous à :
www.WHO.int
Pour de plus amples informations sur l'UNICEF, rendez-vous à :
www.UNICEF.org
Pour de plus amples informations sur le PNUD, rendez-vous à :
www.UNDP.org




Footer2